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Toute la lumière sur les (dangers des) lampes à LED


frédogoto
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un article de 60 millions de consommateurs


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Toute la lumière sur les lampes à LED

Les éclairages à diodes électroluminescentes sont dans le collimateur des autorités sanitaires. Certains seraient dangereux pour les yeux. Pourquoi ? Comment ? 60 fait toute la lumière sur ces lampes à LED à travers six questions.


Qu’est-ce qu’une LED ?


Il s’agit d’une diode électroluminescente, désignée par l’acronyme anglais LED (Light Emitting Diode) ou DEL en français. Elle éclaire grâce à des semi-conducteurs qui, parcourus par un courant électrique, produisent une émission lumineuse. La diode est par exemple intégrée dans une ampoule.

Les deux principaux avantages de ce système d’éclairage : il dure très longtemps (30 000 heures, soit deux à cinq fois plus longtemps qu’une fluocompacte) et consomme très peu (entre 7 et 8 W pour une puissance équivalente à une ampoule à incandescence de 40 W). Mais il coûte très cher !


Où trouve-t-on des LED ?


Un peu partout. Dans les luminaires domestiques, les éclairages publics, les enseignes lumineuses, les guirlandes électriques, l’éclairage des véhicules, les voyants lumineux des jouets, les objets de décoration lumineux, les dispositifs de luminothérapie…


Toutes les lampes à LED sont-elles dangereuses ?


Non. Dans l’avis qu’elle a publié le 25 octobre 2010, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) met en garde contre certaines lampes émettant un rayonnement bleu, considérées à risque, et qui sont pourtant accessibles à tout consommateur.

De nombreuses lampes à LED émettent une lumière blanche, considérée sans danger pour les yeux. Par ailleurs, le danger s'amenuise à mesure que l'on s'éloigne de la source lumineuse. Il disparaît lorsque le faisceau lumineux est dissimulé derrière un cache, un luminaire... « Dans des conditions normales d'utilisation, ces éclairages ne présentent aucun risque. Evidemment, il ne faut pas fixer la lumière », souligne le Syndicat de l'éclairage.


Quels sont les risques ?


« La lumière bleue est reconnue pour ses effets néfastes et dangereux sur la rétine, résultant d’un stress oxydatif cellulaire », expliquent les experts. Elle favoriserait l’émergence de maladies oculaires telles que la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Le danger apparaît lors d’expositions peu intenses répétées sur de longues durées.

La lumière bleue serait particulièrement nocive chez les enfants, les personnes déjà atteintes de DMLA, celles consommant des médicaments photo-sensibilisants ou encore celles travaillant dans un environnement exposé aux éclairages à LED bleues (installateurs éclairagistes, milieu du spectacle…).

Par ailleurs, les lampes à LED, très puissantes, peuvent entraîner un phénomène d’éblouissement. L’Anses s’interroge également sur une possible perturbation de l’horloge biologique et sur les effets stroboscopiques.


Comment choisir des lampes à LED sans danger ?


Difficile à dire. Pour l’heure, il n’existe pas d’étiquetage spécifique permettant d’identifier les LED ne comportant pas de risque. Le Syndicat de l’éclairage rappelle qu’un marquage normatif est en cours d’élaboration et qu’il sera disponible dès 2011. Le fabricant Homelights s’engage, pour sa part, à indiquer la qualité de la lumière et le niveau de sécurité sur tous ses produits dès janvier prochain.

Par ailleurs, pour lutter contre le phénomène d’éblouissement, mieux vaut éviter les lampes à LED dont le faisceau lumineux est directement visible. Préférez celles vendues avec un réflecteur qui diffuse la source de lumière. Et ne fixez pas le faisceau lumineux !


Quelles recommandations émet l’Anses ?


ne pas utiliser des lampes à forte lumière bleue dans les lieux fréquentés par les enfants (maternité, crèches, écoles…) ou dans les objets qu’ils utilisent : jouets, afficheurs lumineux, consoles et manettes de jeu, veilleuses nocturnes…

limiter l’usage des LED appartenant aux catégories de risque les plus élevées à un usage professionnel


modifier les normes


mettre en place un étiquetage intelligible sur les caractéristiques techniques de l’éclairage et ses effets sanitaires éventuels

rendre obligatoire le marquage de la catégorie de risque sur l’emballage du produit et indiquer la distance de sécurité au-delà de laquelle le danger disparaît

évaluer la nocivité et la conformité des appareils de luminothérapie, de confort ou de bien-être et réglementer leur utilisation.

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