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LucaR

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Tout ce qui a été posté par LucaR

  1. LucaR

    Cotisation 2022-2023

    Je suis viré! Pardon, c'est viré
  2. LucaR

    IC 1396 - HOO

    Ha oui c'est mieux Le bleu est en effet difficile à faire monter... Perso avec la technique expliquée dans la vidéo j'exagérais un peu la monté d'histo sur la couche Oiii ce qui au final me permettait d'avoir plus de bleu au traitement Photoshop. Dans ce dernier logiciel, ça aide aussi dans les couleurs sélectives de retirer un max de jaune du bleu et du cyan. Mais regarde peut-être avec le pixelmath (méthode que je mettais par écrit), qui n'était pas encore dans Siril quand j'ai fait les vidéos. Ca semble donner de bons résultats (mais j'avoue j'ai pas trop essayé sur les images duobande vu que maintenant je suis passé au monochrome + filtre)
  3. Hello! Moi aussi j'ai des soucis de tilt tiens ! Jolie! J'aime beaucoup les couleurs de la HRVB! Sur la SHO t'as quelques zones un peu cramées niveau couleur non? Un poil trop de contraste sans doute. Au global très belle image. Dans le détail (que soit HRVB ou SHO) je pense que t'y vas trop fort sur le débruitage, ça te crée des aplats et un aspect un peu "flou hamiltonien" (bon après yen a qui aiment ). Je trouve qu'il ne faut pas avoir peur de laisser un peu de bruit sur les images pour la netteté, des fois le remède peut être pire que le mal!
  4. LucaR

    IC 1396 - HOO

    Pas mieux Joli mais flashi! T'aurais pas utilisé des masques pour mélanger les couleurs, comme dans le tuto de Cuiv? C'est pas une méthode très indiquée au final, elle donne ce genre d'effet trop brutal.... J'avais présenté une méthode plus... douce, ici: ... Mais ça, c'était avant l'introduction de pixelmath dans Siril Maintenant ya moyen de faire encore mieux en l'utilisant pour sa compo couleur, en bénéficiant de tas de formules qu'on trouve un peu partout (pour PIX mais le format des formules est le même dans Siril donc ça se transpose sans problème). Le processus devient: 1) prétraitements des brutes en non débayerisé 2) séparation des couches O et H 3) Sur chaque couche: suppression de gradient sur la séquence + alignement par drizzle simplifié + sélection des images avec les courbes + empilement 4) Sur chaque image empilée: retrait de gradient + monté d'histo (en s'aidant de la transfo sinh éventuellement) + linear match de Oiii sur Ha 5) alignement des images Ha et Oiii (=> là normalement déjà OK dans ton cas, du moins si tu as pris la même image comme ref lors de l'alignement des brutes) 6) Starless des deux images avec Starnet++ <= pas obligatoire mais moi je préfère travailler la couleur avec les starless 7) Pixelmath dans Siril. Là ya plein de formules à chercher sur le net, les forums... Tu peux commencer par ça qui semble déjà pas mal: R = H V = ((O*H)^~(O*H))*H + ~((O*H)^~(O*H))*O B = O (ça vient de là: https://thecoldestnights.com/2020/06/pixinsight-dynamic-narrowband-combinations-with-pixelmath/ ) Ou ça aussi qui peut marcher: R = (0.75*(H-O)+0.25*O)*3 V = (0.75*(O)+0.25*(H-O))*1.2 B = O (le 3 et le 1.2 sont à faire varier selon son image) (librement inspiré de: https://www.youtube.com/watch?v=V3B1CY5LFco ) Etc... Une fois ta base de couleur faite, tu vas dans Photoshop et la suite déroule comme sur ma vidéo: 8 ) Ha (starless) en luminance + débruitages + quelques niveaux et courbes + éventuellement travailler le niveau de détails et le "punch" de l'image 9) Image de pixelmath en couleur + quelques réglages de satu/vibrance/corrections sélectives + désat du fond de ciel + débruitage couleur 11) Retouches éventuelles 12) réintégration des étoiles si on était en starless + leur couleur si on a fait des pose RGB A noter que yaurait à redire sur la séparation Ha/Oiii de Siril qui est un peu simpliste ( Ha=R; Oiii=(B+V1+V2)/3 ) . Dans l'idéal, séparer plutôt en 4 couches R/V1/V2/B et trouver de bonnes formules qui les utilise dans pixelmath.
  5. La nébuleuse dite de la « Trompe d’éléphant » est une des plus grande et belle de notre ciel, avec cette structure délicate en pilier autour de laquelle dansent de petits fantômes, et cette (fausse) impression de point de fuite ou de trou dans l’espace-temps… Comme presque toutes les nébuleuses c’est une pouponnière d’étoiles, mais qui montre particulièrement bien les « spots » de création : en effet, les dizaines de petites tâchouilles noires qui se détachent sur le fond coloré sont les zones ou le nuage de gaz originel s’est effondré localement, devenant opaque et de plus en plus denses et chaudes, jusqu’à ce que leur cœur s’allume. Ce sont des cocons d’étoiles. Au centre de la structure en pilier on aperçoit une cavité sphérique enfermant quelques étoiles : ces bébés d’1 million d’année à peine ont tant braillé de vents stellaires qu’ils en ont soufflé les gaz qui les étouffaient ! Au fil des prochains millionnaires la cavité va s’agrandir, tout autour les gaz vont s’agiter, se comprimer puis s’effondrer à nouveau par endroit, créant de nouveaux cocons. Cette nébuleuse est si grande qu’elle ne rentre pas entière dans mon capteur ! Elle fait dans les 150 années lumières de diamètre. Ainsi le faire-part de la naissance d’une étoile n’arrive à l’autre bout que 15O ans plus tard… Quant à nous, nous ne l’apprenons encore que 3000 ans plus tard ! Dans l’univers il faut savoir s’armer de patience. J’ai pris cette image en même temps que la précédente de l’Aigle et des piliers de la création : en effet, cette dernière cible disparaissait chaque nuit sur les coup de 2h du matin derrière la maison de mon voisin : plutôt que de ranger le matériel je pointais alors l’éléphant comme deuxième cible, histoire d’aller jusqu’au bout de la nuit. Ce sont donc les mêmes EXIFS ! Soit : EXIFS (données techniques) : Fait pendant 12 nuits de canicule la première moitié d'aout Au début sans lune, à la fin à la pleine lune. Environs 15h de pose, 2/3 Ha, 1/6 Oiii, 1/6 Sii, filtres Antlia 3nm (Ha et Oiii) et 4.5nm (Sii). + Couleurs d’étoiles : 20x20s chaque couche R/G/B en bin2x2 avec les filtres Baader CCD Zwo 2600mm pro (-10°C/Gain 100/Offset 50) Lunette APO TS Photoline 102mm f/5 (avec réducteur) + focuseur Baader Steeldrive Monture AZEQ6 Guidage au chercheur + zwo 178mm Logiciels : Kstar/Ekos sur Stellarmate RPI4, PHD2, Siril, Photoshop Ciel Bortle 4
  6. Pas spécialement non. Pourquoi, il est censé y en avoir?
  7. Voici la nébuleuse de l’aigle – une des rares bien nommée, tant sa forme peut facilement évoquer un aigle qui déploie son envergure pour prendre son envol ! EDIT: nouvelle version avec renforcement des détails - au détriment d'un peu de bruit, question d'équilibre + crop des artefacts d'alignement: Précédente version: https://storage.googleapis.com/dso-browser.com/astrophotography/picture-d4422c01523d2f1ffc09278cb585dd3d-original.png En soit cette cible n’a rien de particulier par rapport aux nombreuses nébuleuses qui parsèment notre ciel. Il s’agit d’un gigantesque nuage de gaz et poussières qui, secoués par des courants gravitationnels, s’effondrent parfois localement sur eux-mêmes pour former une boule de matière tellement dense que des réactions de fusion nucléaires s’y déclenchent : une nouvelle étoile s’allume ! C’est donc une véritable pouponnière d’étoiles qui, une fois allumées, éclairent et font luire les gaz et poussières de la nébuleuse, mais aussi les sculptent en les dardant de particules énergétiques qu’on nomme les vents stellaires, nous offrant in fine ce beau spectacle. Pourtant cette nébuleuse tient une place toute particulière dans l’histoire contemporaine : c’est son cœur que Hubble a photographié en avril 1995 pour produire une photographie célèbre, restée iconique, et qui a changé la donne : les fameux « piliers de la création ». Si vous zoomez dans le cœur de ma photo, vous les verrez… évidemment, pas avec la même qualité :-D Hubble et la Nasa sortaient alors de quelques années bien chaotiques, notamment une erreur de conception qui avait rendu myope le télescope spatial lors de son lancement en 1990. Trois ans plus tard, une couteuse mission de maintenance avait enfin permis de le chausser de lunettes pour lui rendre sa vue. Hubble était alors la risée du grand public, cible d’attaques récurrentes : les gens ne comprenaient pourquoi de telles fortunes étaient dilapidées dans des projets qui ne semblaient servir à rien ! Bien sûr ce n’était pas vrai. La communauté scientifique profitait de résultats fantastiques du télescope, malgré ses défauts, et des découvertes importantes étaient déjà faites grâce à lui. Mais rien de très vendeur pour le grand public… Il fallait trouver un moyen de réconcilier les gens avec le processus, surtout si on voulait à l’avenir obtenir d’autres financements pour d’autres projets (tel que le James Webb !). C’est surtout pour ça – une opération de séduction/communication – que cette image à été produite. Et elle a largement dépassé cet objectif ! Les techniques pour la réaliser n’étaient pas nouvelles (bien que rendues un peu compliquée du fait que tout se passait à distance en orbite :-D) pourtant le soin donné à sa prise et son traitement, et les choix de colorisation à la foi scientifiques et esthétiques, en ont fait une image tel qu’on n’en n’avait jamais vraiment vu auparavant. L’impact culturel de cette photo à été particulièrement fort (voir cet article si vous voulez en savoir plus). Non seulement elle a fait taire la plupart des critiques à l’égard de Hubble, mais plus profondément elle nous a fait découvrir une nouvelle façon de voir l’univers. Plus que jamais auparavant, cette photo nous a fait prendre conscience de l’immensité de ce qui nous entoure en dehors de ce minuscule caillou sur lequel nous évoluons. Et bien sûr elle a fait naître des vocations, dont sans doute la mienne - même si j’ai mis un peu de temps derrière à la concrétiser Elle a créé un nouvel étalon standard pour la photographie astronomique, donnant des orientations pour les caméras, filtres, etc… que les astrophotographes amateurs utilisent de plus en plus aujourd’hui. Et comme justement je viens d’acquérir cet été du matériel me permettant de faire des photos « à la Hubble » comme dit – à mon échelle, évidement, qui n’est largement pas la même !), c’est tout naturellement que j’ai voulu pointer cette cible dès qu’elle a pointé le bout de son nez ! Quant aux « piliers de la création », on pense qu’ils n’existent probablement plus, soufflés il y à 6000 ans par l’explosion catastrophique d’une supernova à proximité. Mais comme ils sont situés à 7000 années lumières de nous, on ne sera fixé sur leur sort que dans 1000 ans… Si on est encore là ! EXIFS (données techniques) : Fait pendant 12 nuits de canicule la première moitié d'aout Au début sans lune, à la fin à la pleine lune. Environs 15h de pose, 2/3 Ha, 1/6 Oiii, 1/6 Sii, filtres Antlia 3nm (Ha et Oiii) et 4.5nm (Sii). + Couleurs d’étoiles : 20x20s chaque couche R/G/B en bin2x2 avec les filtres Baader CCD Zwo 2600mm pro (-10°C/Gain 100/Offset 50) Lunette APO TS Photoline 102mm f/5 (avec réducteur) + focuseur Baader Steeldrive Monture AZEQ6 Guidage au chercheur + zwo 178mm Logiciels : Kstar/Ekos sur Stellarmate RPI4, PHD2, Siril, Photoshop Ciel Bortle 4
  8. 12/08/2022 : Sans doute mon dernier soleil avant le retour des nuages ce weekend. EXIF: APO 102mm diaphragmée à 70mm f/7.5 - Daystar Chromo - Zwo 2600mm Et si vous vous demandiez comment on prend des flats en solaire? Bin... avec des pinces à linges
  9. Soleil du jour, bonjour! 10/08/2022 De beaux filaments qui se déploient, et une protu particulièrement jolie tout en bas à droite. Comme discuté sur le Whats'app j'ai fait un petit bricolage simple pour diaphragmer ma lunette: (Le "black hole sun" :-)) Ca permet d'avoir un F/D plus grand et mieux adapté au filtre Daystar sans modifier ma focale, et donc pouvoir conserver le disque enter dans mon champs. Le prix à payer c'est un peu moins de définition: Les protu restant quand même bien meilleurs sans le diaphragme, j'ai fait une photo sans juste après la photo avec, et j'ai combiné! Je pense que ce sera mon nouveau workflow désormais.
  10. Soleil du jour, bonjour! Quelques jolies protus et tâches aujourd'hui 08/08/2022. APO 102 f/5 - Daystar Quark - Asi2600mm
  11. Et une version mieux définie de la même image. Il semble que j'arrive à un bien meilleurs résultats avec la déconvolution de IMPPG qu'avec les déconvolution et/ou ondelettes d'Astrosurface!
  12. + Un traitement en négatif de la même image.
  13. Soleil du jour, bonjour! Le 06/08/2022, rien de bien particulier aujourd'hui - la protubérance exceptionnelle de l'autre jour s'est déjà délitée. Mais c'est toujours un spectacle en soi! APO 102 f/5 - Daystar Quark - Asi2600mm
  14. Après une petite pause suite à un roulement cassé dans mon focuser, je peux enfin reprendre le solaire et tester ma Zwo 2600mm avec le Daystar - juste le jour de cette incroyable protubérance que nous offre le soleil! Quand à la 2600 bah ça le fait franchement bien ! N'hésitez pas à plonger dans la full, il y a une bonne définition. Histoire de comparer j'ai remis ensuite ma précédente caméra solaire 178mc sur le setup, en me disant que j'allais pouvoir récupérer plus de détails, mais en fait... A gauche avec la 178mm et un peu plus de tirage pour la bague de tilt, je n'avais que ce détail dans le champs. A droits un zoom dans l'image du disque complet ci-dessus à la 2600mm. Ya pas photo... C'est là qu'on voit la différence entre une caméra à 3000 balles et une 10 fois moins chère
  15. Bon j'avais proposé pour le challenge une photo avec 1 an d'avance, maintenant j'en propose une avec 1 mois de retard - jamais à l'heure moi C'est ma première SHO, 15h30 tout compris pour inaugurer ma nouvelle zwo 2600mm et mes filtres Antlia, sur le Samyang 135. Plus de détails ici:
  16. Et voici ma première SHO, après avoir finalement reçu mes filtres Sii et Oiii
  17. Tu vas faire le même gap que moi, tu vas voir c'est chouette C'est laquelle de caméra que tu prends?
  18. Tu as raison en général, et on pourrait aussi ajouter que ce n'est pas vraiment une question de définition puisque les pixels des deux caméra ont une taille assez proche on a donc un échantillonnage très proche, c'est plus une question de signal manquant ou non entre les pixels et de la façon de reconstituer cette information. J'écris ce type de description a destination d'un public incluant des gens qui n'y connaissent rien donc je fais des simplifications. Or dans le cas de mes photos ce que je dis est beaucoup plus vrai que dans le cas général En effet mon processus habituel avec l'apn et le STC était d'extraire la couche rouge via la fonction "extraction Ha/Oiii" de Siril - donc 1 pixel sur 4 - et d'en faire la luminance de mon image. Alors certes je lui applique quand même un "drizzle simplifié" de Siril a l'empilement pour récupérer les pixels manquant, il y a donc une question de comment il reconstitue cette info: en partie par interpolation et, je suppose, en partie en picorant l'info à droite à gauche en mettant à profit les petits décalages entre les prises. Mais j'ai cru comprendre que cette fonction dans Siril est assez rudimentaire (d'où son nom "simplifié") par rapport au vrai processus de drizzle, du coup pas sûr qu'il permet de vraiment gagner beaucoup Du coup entre ça et la petite différence d'échantillonnage qu'il existe quand même (pixels de 4,29 avec l'APN, 3,75 avec la caméra) je pense que ne suis pas tellement loin de la vérité quand j'affirme que ma luminance Halpha avec l'APN est 4 fois moins définie que ma luminance Halpha avec la Zwo. Suffisamment proche pour un public non averti on va dire Et de fait le gap "subjectif" est assez énorme comme on peut le constater sur la comparaison que j'avais montré sur le Whatsapp: (A gauche APN, au milieu Zwo, prises dans des conditions très proches) Thanks! J'ai été obligé de croper pour la couche Oiii de l'APN, le champs est un peu plus petit à l'APN :-D Je rétablirais mon cadrage complet quand j'aurais mes 3 couches couleurs à la zwo.
  19. En astro, on dit qu'une caméra ou un instrument qu'on vient d'acquérir reçoit sa "première lumière" quand on l'étrenne pour une première photo Voici donc la première lumière de ma nouvelle caméra dédiée à l'astrophotographie, la Zwo 2600mm pour les connaisseur. Plus sensible aux lumières très faibles, mais moins au bruit (grâce notamment à un système de refroidissement du capteur) que mon vieil appareil photo qui m'a bien servi jusqu'à présent, cette nouvelle caméra me permettra de faire de plus belles photos. Elle est monochrome, ce qui lui permet d'avoir une définition quatre fois plus grande pour une même taille de capteur (APS-C). Mais ça se paie par une plus grande complexité d'utilisation: pour reconstituer une image couleur il me faudra désormais poser plusieurs fois, en plaçant des filtres différentes devant le capteur: selon les cas soit rouge/vert/bleu, soit en fonction des couleurs émis par les principaux gaz qu'on veut capter quand ils sont ionisés dans les nébuleuses - tel que l'hydrogène, l'oxygène ou le souffre. Bref, du boulot en perspective! Et donc, pour cette première lumière j'ai visé la nébuleuse America (NGC7000), nommée ainsi pour sa forme qui évoque (vaguement) le golfe du Mexique. C'est une des plus grandes et plus brillantes nébuleuse du ciel - une des très rares distinguable à l'œil nu à condition d'avoir un ciel sans aucune pollution lumineuse! Elle est située juste à côté de Deneb, l'étoile qui forme la queue de la constellation du Cygne et qu'on voit ici en haut à droite de l'image, une des trois étoiles du Triangle d'été. C'est une pouponnière d'étoiles. Les parties sombres ne sont pas des trous mais des nuages plus denses de gaz et poussières situés plus proches de nous - et les étoiles qu'on voit "dedans" sont en fait encore devant. C'est bien caché dans ces volutes sombres que des étoiles sont en gestation... Une fois nées, elles souffleront les restes de gaz qui se disperseront progressivement, en s'illuminant d'abord comme le reste de la nébuleuse sous la lumière des nouvelles étoiles, puis en disparaissant progressivement. Version SHO : Version HOO/HHO : Cette première lumière est passée par mon objectif photo Samyang 135mm au lieu de ma lunette habituelle actuellement en maintenance/réparation suite à la casse d'un roulement à bille dans le système de mise au point... Pour la version HOO/HHO, la couche Oiii à été faite... avec mon APN 650D et le filtre STC Astroduo Je n'avais pas encore reçu tout ce qu'il fallait pour brancher la caméra sur le Samyang or je n'avais pas envie de rater une belle nuit donc j'ai shooté quand même. Pour la SHO j'ai remis des poses Sii et Oiii avec la Zwo une fois les filtres reçus, et voilà. EXIFS: Halpha: 168x180s = 8h24 au filtre Antlia 3nm Oiii pour la HOO/HHO : 39x180s = 2h sur le Canon 650D avec le filtre STC Astroduo Sii pour la SHO : 45x180s = 2h15 au filtre Antlia 4.5nm Oiii pour la SHO : 65x180s = 3h15 au filtre Antlia 3nm Couleurs d'étoiles: 20x15s chaque couche R/G/B avec les filtres Baader CCD Zwo 2600mm pro (-10°C/Gain 100/Offset 50) + canon 650D défiltré partiel (ISO 800) pour l'Oiii de la HOO/HHO. Objectif Samyang 135mm fermé à f/4 sur la Zwo, à f2.8 sur le Canon. Monture AZEQ6 Guidage au chercheur + zwo 178mm Logiciels : Kstar/Ekos sur Stellarmate RPI4, PHD2, Siril, Photoshop Ciel Bortle 4, période de pleine lune (sauf pour la couche Oiii faite un peu avant). Températures nocturnes de 15 à 21°C selon les nuits (période de canicule!)
  20. Hello! Ouais, pas très fan de l'idée ça fait bizarre ces couleurs Tu pourrais la tenter en HHO? Ca ressemble un peu au SHO pour le coup, faut juste retirer un peu de mauve ("retrait de bruit vert" sur l'image inversée fait le job)
  21. Ha oui chaud... Oui en effet le STC se comporte bien mieux que le l-extreme à ces courtes focales j'avais déjà noté ça. Le fait que la bande soit moins étroite (10 plutôt que 7) doit aider j'imagine. Ptet aussi le fait que j'ai la version EOS-clip donc quasi collé au capteur? Sachant que le l-extreme n'existe pas en EOS-clip. Jusqu'ici je l'utilisais d'ailleurs à f/2 sur le Samyang et j'en étais très content, mais vu mon test je vais quand même passer à f/2.8 du coup pour le peu que je vais encore l'utiliser
  22. Etant un peu frustré de ma nouvelle caméra au chômage technique tant que je n'ai pas réparé ma lunette ou acheté le matériel qui va bien pour le connecter au Samyang, hier j'ai sorti le 650D pour ce qui devrait être une de ses dernières cibles (snif!). J'en ai profité pour faire un petit test comparatif entre les ouvertures f/2, f/2.8 et f/4 toutes choses égales par ailleurs (filtre duobande STC Astroduo, Samyang 135, Canon 650D, poses de 180s, ciel Bortle 4, bon seeing, lune à 88% basse sur l'horizon et sur le point de se coucher), en séparant les couches couleur pour que ce soit plus clair. Statistiques sous Siril Image f/2 : Estimation du bruit (canal : #0) : 557.855 (8.512e-03) Estimation du bruit (canal : #1) : 393.067 (5.998e-03) Estimation du bruit (canal : #2) : 441.438 (6.736e-03) Moyenne du PSF Gaussien : N: 2652 étoiles B: 3655.434772 A: 55619.008206 FWHMx: 3.01px FWHMy: 2.65px r: 0.881 Angle: 0.00 deg rmse: 1.756e+03 Attention: la mesure des étoiles est un peu faussée car le suivi n'a pas été parfait sur cette pose à 2.0... Image f/2.8 : Estimation du bruit (canal : #0) : 459.213 (7.007e-03) Estimation du bruit (canal : #1) : 327.574 (4.998e-03) Estimation du bruit (canal : #2) : 360.110 (5.495e-03) Moyenne du PSF Gaussien : N: 3029 étoiles B: 2983.152698 A: 55165.575926 FWHMx: 2.70px FWHMy: 2.40px r: 0.888 Angle: 0.00 deg rmse: 1.384e+03 Image f/4 : 11:42:32: Estimation du bruit (canal : #0) : 436.694 (6.664e-03) 11:42:32: Estimation du bruit (canal : #1) : 310.784 (4.742e-03) 11:42:32: Estimation du bruit (canal : #2) : 345.765 (5.276e-03) Moyenne du PSF Gaussien : N: 2332 étoiles B: 2262.891363 A: 54468.324864 FWHMx: 2.66px FWHMy: 2.36px r: 0.886 Angle: 0.00 deg rmse: 1.316e+03 Pour la suite, à chaque fois on a de gauche à droite f/2, f2.8 et f/4 Couche rouge La couche rouge a pris le Halpha à 10nm du filtre STC. Toute l'image: Zoom x1 sur le mur: Zoom x2 sur Deneb: Couche bleue Les couches bleues et vertes ont pris sur le Oiii à 10nm du filtre STC. Toute l'image: Zoom x1 sur le mur: Zoom x2 sur Deneb: Couche verte Les couches bleues et vertes ont pris sur le Oiii à 10nm du filtre STC. Toute l'image: Zoom x1 sur le mur: Zoom x2 sur Deneb: Chacun tirera ses conclusion La mienne est qu'on a un gros gap entre 2.0 et 2.8 en terme de signal, bruit, taille des étoiles... (même si cette dernière comparaison sur les étoiles est un peu faussée du fait d'un suivi pas de même qualité sur chaque image), mais une petite perte de signal à f/4 - il y a des détails qui n'apparaissent plus - sans gain énorme par ailleurs, sauf peut-être sur la couche verte qui semble meilleurs à f/4 (au jugé). Il reste quand même un gain à f/4 par rapport à f2.8: sur les très grosses étoiles le halo un peu plus petit (mais pas de beaucoup) et les aigrettes moins présentes. Reste que pour ma part, mon choix se porterait plutôt sur 2.8. Voilà c'était un petit test comme ça ne passant qui pourra ptet servir à d'autres possesseur du STC Astroduo
  23. Sur Webastro ils ont un fil où tout le monde vient mettre sa petite photo de soleil quand il en a une, et je trouve ça pas mal comme idée: ça évite d'avoir à créer un nouveau thread à chaque session D'autant qu'on n'est pas très nombreux à faire du solaire à AVEX. ! Donc voilà: n'hésitez pas à venir poster ici vos nouvelles photos du soleil chaque fois que vous en avez à l'avenir, quelque soient votre technique ou votre expertise ! Je commence avec ce soleil du 09/07/2022 en milieu de journée, pour tester ma nouvelle Zwo 2600mm, avec un filtre Halpha Daystar Combo, une barlow télécentrique et un filtre IR-Cut le tout sur ma lulu 102mm f/5. Capture sur Firecapture, et traitements avec Autostakkert, IMPPG, AstroSurface et Photoshop. Test concluant: ça me permet d'avoir tout le disque avec une belle définition sur le même setup où habituellement je mets une Zwo 178mm, même s'il reste encore quelques franges d'interférences (anneaux de Newton) à régler - mais c'est pas trop criant ça va encore. Je pourrais donc désormais faire une ou deux photos du disque entier, puis changer de caméra pour parcourir le disque à la recherche de détails. Enfin bon, quand j'aurais réparé ou remplacé mon PO qui a pété en plein milieu de cette session...
  24. L'Amas d'Hercule, ou M13, est un Amas Globulaire, soit une immense boule compact contenant des centaines de milliers d'étoiles liées entre elles par la gravité. La densité d'étoile au cœur de l'amas est très grande : quelques mois-lumières seulement séparent les étoiles en moyenne, là où dans des régions plus habituelles on parle en années-lumière (l'étoile la plus proche du soleil, par exemple, est à 4 années lumières). Il est peu probable que des planètes, et encore moins la vie, puisse se développer dans un tel environnement gravitationnel très agité - ainsi, aucun œil sensible n'observera sans doute jamais le splendide spectacle que doit donner l'intérieur d'un tel objet ! Notre Voie Lactée compte environs 150 amas globulaire de ce genre, qui lui tournent autour comme des petits satellites, traversant parfois le disque galactique en capturant des étoiles, ou s'en faisant capturer. On connait encore très mal l'histoire de ces étranges objets ni le mécanisme de leur formation qui fait l'objet de nombreuses recherches scientifiques. Habituellement les étoiles se forment en groupe beaucoup moins compact, ce qu'on nomme les amas ouverts, et très rapidement (à l'échelle de l'univers) elles se séparent pour naviguer sur les courants gravitationnels autour de la galaxie. Mais les amas globulaires, eux, restent fermement compact, maintenant la plupart de leurs étoiles solidement liées tout au long de leur vie... Pour créer une telle concentration d'étoile, il a sans doute fallu des nuages de gaz bien plus vastes et denses qu'à l'accoutumé. Beaucoup d'amas globulaires sont extrêmement vieux, datant des débuts de l'univers - une époque où les conditions extrêmes rendaient plus probable leur formation. Mais certains sont plus jeunes, peut-être créés dans les remous gravitationnels intenses générés par les collisions de galaxies. On pense même que certains amùas globulaire pourraient être des restes de noyaux de galaxies naines capturées par la nôtre! Au début du XXème siècle, les amas globulaires nous ont également permis de mieux connaître notre place dans l'univers - du moins dans notre galaxie. En effet, tout indiquait que leur répartition était statistiquement uniforme autour de la Voie Lactée. Or, on en observait bien plus en direction du Sagitaire - ce qu'on sait aujourd'hui être le centre galactique - que dans d'autres directions. Cela ne pouvait s'expliquer que parce que nous étions placés nous-même en périphérie, et non au centre comme on se le figurait alors. Encore un coup dur porté à l'humano-centrisme ! L'Amas d'Hercule est situé dans la constellation du même nom, bien visible en été dans l'hémisphère nord. Il est à environs 22 milles années lumières de nous. La galaxie qu'on voit en haut à droite, NGC 6207, est bien sûr beaucoup plus loin à quelque chose comme 30 millions d'années lumières ! Pour la petite histoire, en 1974 on a envoyé vers l'Amas d'Hercule un message radio à destination d'éventuels extraterrestres, depuis le radiotélescope d'Arecibo. C'était un peu naïf, ou présomptueux : les chances qu'il trouve un destinataire sont faibles. Déjà qu'il est peu probable d'y trouver de la vie, mais en plus on pense maintenant qu'il va rater sa cible qui se sera trop déplacé pendant les 22 milles ans que durera son voyage ! On n'a pas beaucoup de nuit en cette période de l'année ici au nord de la France, c'est donc une photo avec peu de poses comparé à l'habitude, ce qui rend le fond de ciel par très propre notamment. C'est en partie compensé par la qualité du ciel : j'étais de sortie avec les copains au Gevex, au fin fond de la campagne Normande sous un ciel très pur ! (Pour la France du moins... Bortle 3) EXIFS : 43x180s + 93x20s (pour décramer le cœur avec un HDR) = 2h40 de pose sans filtre Canon 650D (APS-C) défiltré partiel, ISO 800 Lunette TS Photoline triplet 102mm, f/d 5,3 avec réducteur. Monture AZEQ6 Guidage au chercheur + zwo 178mm Logiciels : Kstar/Ekos sur Stellarmate RPI4, PHD2, Siril, Photoshop Ciel Bortle 3 dans la campagne Normande, bonne qualité de ciel, pas de lune. Températures nocturnes autour des 10°C
  25. Après une première tentative ratée il y a 10 jours, cette deuxième chance (deux transit solaire à 10 jours dans mon jardin, c'est rare!) aura été la bonne! Ce matin à 8h13 la Station Spatiale Internationale (ISS) a fait un peu d'ombre au village de Montagny-en-Vexin dans l'Oise... Je l'attendais de pieds fermes, le doigt sur le déclencheur! C'est ce qu'on appel un transit solaire, il s'en produit de temps en temps à nos latitude, tout comme les transits lunaire (pareil, mais devant la lune). C'est très fugace, comme on peut le voir sur la vidéo ci-dessous: le soleil est traversé en une ou deux secondes à peine! Il ne faut pas se rater, on n'a pas droit à une deuxième chance La position et la trajectoire de l'ISS, connues avec une très grande précision, sont des données publiques: il y a des sites qui les recensent et permettent de calculer les jours et heures de transit prévus dans les jours qui suivent, en fonction de position de l'observateur. Quand il y en a bien sûr, car ce n'est pas le cas partout ni tout le temps! Il se trouve que l'ISS passe très souvent au dessus du sud de l'Angleterre et du nord de la France (Normandie, Picardie...). Les transits y sont donc relativement fréquents - en Picardie par exemple ça arrive statistiquement une petite dizaine de fois par ans. Pour capturer un transit il faut bien sûr un matériel spécialisé - lunette astronomique, filtre solaire, monture motorisée, caméra spécialisée dans les prises de vues planétaires/lunaires/solaires, et toute une foultitude de logiciels spécialisés pour contrôler tout ça - car ça demande une très grande précision et beaucoup de réglages minutieux. Alors vous imaginez que lorsqu'après une longue préparation, qui commence plusieurs jours en amont, on lance l'enregistrement 30 secondes avant l'heure dite, on décompte... et pile au bon moment on voit une petite mouche sombre traverser l'écran de part en part en un éclair, on est plutôt content EXIF: Images prises sur une zwo 178mm au Daystar Quark combo + barlow télécentrique 3x sur lunette APO triplet 102mm f/5, traitements Autostakkert + PiPP + ImPPG + Astrosurface + Photoshop. Les puristes diront que la caméra est mal orienté, le nord est vers la gauche... C'est vrai mais là c'était voulu, afin de chopper l'ISS dans la diagonale de l'image et se donner ainsi le maximum de prises possibles
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