Dans mes souvenirs, le premier livre de ma bibliothèque s'intitulait "Les planètes". Ma maman me l'avait acheté en 1962. Les photos me fascinaient, bien qu'elles fussent plutôt floues et peu précises. Plus d'un demi-siècle à passé avant que j'aie l'occasion de mettre mon œil derrière l'oculaire d'un télescope. Ce fut le point de départ de mon intérêt pour l'astrophotographie. Au rout début, je prenais des photos avec un boîtier Canon 450D prêté par un copain avec un 50mm. J'étais excité comme une puce lorsque je parvins, en zoomant comme un fou, à apercevoir quelque chose d'autre que des étoiles sur une photo : une galaxie. J'étais ferré, bien décidé à poursuivre pour voir plus et mieux ce qui habite le ciel que je ne qualifiais pas encore de profond. La quête ultime serait pour moi de parvenir à voir la "Tête de 🐴 " sur une de mes photos. Un jour, je suis arrivé à la pointer et à obtenir la forme caractéristique d’IC434 sur un cliché noir et blanc et à la définition approximative. Je me souviens avoir ressenti un profond soulagement. Ma quête aboutissait après plusieurs années d'approches, d'errance et d'apprentissage. Aussi c'est toujours avec une pointe d'émotion que je shoote, chaque hiver, IC434, admirant les voleurs rendues par les outils et traitements que j'utilise désormais. Nuit du 23 janvier 2026, Seestar S50, 106 x 20s. Empilement via l'outil du Seestar et traitement photo via smartphone.