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ROSETTA


frédogoto
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  • Administrators

c'est par ce tweet anthropique qu'a été annoncé le réveil du robot

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Des signaux pendant deux minutes. Le robot Philae, qui était endormi sur la comète "Tchouri" depuis sept mois, s'est réveillé dans la nuit de samedi à dimanche, a annoncé Jean-Yves Le Gall, président du CNES, l'agence spatiale française. "Nous avons pu récupérer des signaux de sa part pendant deux minutes ainsi que 40 secondes de données", a-t-il dit. "Philae est vivant !"

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  • Administrators

L'atterisseur philae a envoyé un rapport d'hibernation accompagné de quelques donnée à la Roste puis à la terre

300 paquet de donnée on été expédiés et on été analysé au centre aérospatial allemand

Phiale se porte pasx mal : sa température interne est de -35°C et dispose de 24w de puissance

Philae est donc pret pour les opérations


Apres analyse des donnée reçue, il est apparut que Philae était en fait réveillé depuis un moment, mais que les conjonctions orbitale avec roseta n'on pas permis de recueillir plus tôt ces données

Le prochain contact devrait voir transite 8000 "paquet" de données, dans lesquelles sont stocké l'historique complet du robot

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  • Administrators

un second contact a eu lieu se matin,

le contenu du communiqué laisse entendre que tout est ok et et l'activité cométaire est visible depuis la sonde

je ne sais pas ce qu'ils entendent par la

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  • Avexiens

yep c'est confirmé *Philae recoit 135 minutes de soleil par 24 heures, ils vont changer la trajectoire de Rosetta pour recvoir plus d'informations et pouvoir refaire travailler Philae :-)...

chapeau !

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  • Administrators

l'orbiteur Rosetta a reçu aucun nouveau signal de l'atterrisseur Philae depuis la réception brèves du signal sur la soirée du 14 Juin.


pas de soucis, Ceci était attendu, car la sonde effectuait des manoeuvres pré-planifiées - impliquant des observations jugées très importante et qui ne permettaient pas de pointer l’antenne de la sonde vers le noyau de la comète


Le lundi 15 Juin, les équipes de l'ESA, le DLR et le CNES ont convenu d'une trajectoire qui permettra d'optimiser les possibilités de communication atterrisseur <-> orbiteur.

Le nadir de pointage sera orienté vers le noyau de la comète à intervalles régulier, et ceux ci entreront en vigueur mercredi matin, en accord avec le nouveau changement de trajectoire.


Les investigations scientifiques de Rosetta pourront également être ajustées pour s'adapter à la nouvelle trajectoire.


Les commandes pour ajuster la trajectoire ont été téléchargés avec succès lundi soir ; d'autres commandes ont été téléversées jeudi soir. Le vaisseau spatial doit effectuer deux manœuvres, une mercredi matin et la seconde le samedi matin. ceci permettra de mettre la sonde à une distance de 180 km de la comète et de reproduire la géométrie roseta-philae du premier contact.


Cette orbite raccourcie avait été prévue précédemment avec l'objectif de voler aussi bas que possible en toute sécurité, car aucun des problèmes n'a été détectés avec un orbite a 200 km. ceci aura également pour avantage d'améliorer les possibilités de communication avec Philae.

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  • Administrators

Un article de CHLOÉ DURAND-PARENTI sur le point


Par CHLOÉ DURAND-PARENTI

Après son réveil suivi de presque une semaine de silence, Philae, le robot de la mission Rosetta, a de nouveau repris contact avec la Terre ce week-end depuis sa comète. « Nous avons eu au total trois communications avec lui », explique Philippe Gaudon, chef de projet de la mission Rosetta pour le Cnes, au Point.fr. La première a lieu vendredi après-midi vers 15 heures, la deuxième samedi après-midi vers 16 heures et la troisième dans la nuit de samedi à dimanche vers 4 h 30 du matin. Pour autant, les données que le robot doit encore transmettre aux équipes de la mission, qui concernent son fonctionnement interne depuis son éveil - très certainement antérieure de plusieurs jours à sa première prise de contact -, arrivent toujours au compte-gouttes. Car si le chiffre de 19 minutes a été avancé dans le courant du week-end, il est trompeur…


« Une erreur d’interprétation »


« C’est une erreur d’interprétation. En réalité, les communications avec le robot sont encore instables et relativement hachées. La durée pendant laquelle il nous envoie effectivement des données ne dépasse toujours pas les 2 minutes », rectifie Philippe Gaudon. Or, c’est cette fenêtre-là qui intéresse les scientifiques et qui doit atteindre au minimum 15 minutes pour permettre l’envoie d’ordres à Philae. « Nous sommes donc encore loin de pouvoir refaire de la science », reconnaît l’astrophysicien. « Pour cela, il nous faut encore améliorer la qualité des communications avec Philae. »


Pour y parvenir, la sonde européenne Rosetta est seule à la manœuvre : elle doit absolument réussir à se positionner dans l’axe des antennes fichées sur la tête de son atterrisseur, tout du moins le plus possible. « Le souci, c’est que nous naviguons un peu dans le brouillard. Car, d’une part, si nous pensons avoir identifié la zone où se trouve le Philae, nous n’en sommes pas sûrs à 100 %. Et d’autre part, nous ne connaissons pas non plus l’attitude exacte du robot : nous pensons qu’il n’est pas posé bien droit sur ses pieds, mais nous ignorons, par exemple, son degré d’inclinaison», confie Philippe Gaudon. Deux inconnues qui ont une forte incidence sur le fameux axe des antennes de Philae…


Rapprocher Rosetta


Par ailleurs, Rosetta qui orbite autour d’une comète chaque jour plus active, ne doit pas non plus se mettre en danger. Car, si elle était endommagée ou bien si elle perdait tout simplement le nord, cela compromettrait du même coup la suite de sa mission et celle de Philae. Or, le 28 mars dernier, alors qu’elle survolait la comète Tchoury à seulement 14 kilomètres de distance, l’orbiteur avait subitement expérimenté de sérieuses difficultés. Les deux capteurs d'étoiles, qui lui permettent de s'orienter, s’étaient alors mis à prendre les débris se détachant de la comète Tchoury pour des astres, laissant Rosetta complètement déboussolée !


« Nous avons de nombreuses discussions avec l’Esa qui prend les décisions concernant Rosetta », explique Philippe Gaudon. La semaine dernière, l’agence spatiale européenne avait consenti à modifier la trajectoire de sa sonde et à la rapprocher à environ 180 kilomètres de distance. « À présent, il a été décidé de la rapprocher encore, jusqu’à 160 kilomètres de la comète », indique le chef de projet. « Une manœuvre qui devrait être achevée aux alentours de mercredi », précise-t-il. En attendant, les équipes de la mission Philae resteront à l’écoute, deux fois par jour, fébriles, espérant des nouvelles plus substantielles du tout premier robot à jamais s’être posé à la surface d’une comète.

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  • Administrators

Comme assez largement présenti, la mission de Roseta vien d'encaisser une prolongation de sa mission : jusqu’à fin Septembre 2016

Rosetta_approaching_comet_large.jpg


je vous traduit l'article


23 Juin 2015

L'aventure continue: l'ESA a confirmé aujourd'hui que sa mission Rosetta sera prolongé jusqu'à la fin de Septembre 2016, lorsque la sonde aura probablement atterri sur la surface de la comète 67P / Churyumov-Gerasimenko.

La mission nominale de Rosetta a été initialement financé jusqu'à la fin de Décembre 2015, mais lors d'une réunion aujourd'hui, Le comité du programme scientifique de l'ESA a donné son approbation formelle de poursuivre la mission pour neuf mois supplémentaires. A ce moment la il n'y aura plus suffisamment d'énergie solaire pour faire fonctionner l'instrumentation scientifique de Roseta


"Ce sont d'excellentes nouvelles pour la science», dit Matt Taylor, scientifique du projet Rosetta de l'ESA. "Nous allons être en mesure de surveiller le déclin de l'activité de la comète des que nous nous éloignons du Soleil, et nous aurons l'occasion de voler plus près de la comète et de continuer à recueillir des données uniques. En comparant des données détaillée «avant et après», nous aurons une bien meilleure compréhension de la façon dont les comètes évoluent au cours de leur vie ".


Comet_on_5_June_2015_NavCam_medium.jpg

La comète, le 5 juin


Les observations supplémentaires recueillies par Rosetta pourront également fournir des données contextuelle supplémentaire pour des observations complémentaires basés depuis la Terre. À l'heure actuelle, la comète est proche du Soleil, rendant difficile les observations depuis le sol.


Comme l'activité diminue post-périhélie, il devrait être possible de rapprocher la sonde du noyau de la comète à nouveau, et de faire une étude détaillée des changements dans les propriétés de la comète au cours de son bref été ».


En outre, il peut y avoir une occasion localiser définitivement Philae.


Une eclipse de soleil par une comète (ndt)


Au cours de la mission prolongée, l'équipe utilisera l'expérience acquise dans l'exploitation de Rosetta dans l'environnement cométaire difficile pour effectuer quelques manœuvre nouvelles et potentiellement risqués, notamment les vols à travers la nuit du côté de la comète pour observer le plasma, des poussières et de gaz interactions dans cette région, et pour collecter des échantillons de poussières éjectées près du noyau.


(...)


"la façon la plus logique de mettre fin à la mission est de poser en Rosetta sur la surface", explique Patrick Martin, directeur de la Mission Rosetta.


"Mais il ya encore beaucoup à faire pour confirmer que ce scénario de fin de mission est possible. Nous allons d'abord voir en quel état sera l'engin spatial après périhélie et comment il se comporte a proximité de la comète, et plus tard, nous devrons essayer de déterminer où sur la surface, nous pouvons nous poser ".


Si ce scénario proposé était retenu, la sonde effectuait une spirale vers la surface de la comète sur une période d'environ trois mois.


Il est prévu que les opérations scientifiques continueront tout au long de cette période devrait être réalisables jusqu'a la toute fin de la mission, permettant aux instruments de Rosetta de recueillir des données uniques avec un proximité sans précédent.


Une fois l'orbiteur posé, il est hautement improbable qu'il soit en mesure de poursuivre ses activités et de relayer les données vers la Terre, mettant fin à l'une des plus réussie des missions d'exploration spatiale de tous les temps.


article original en anglais :

http://www.esa.int/Our_Activities/Space_Science/Rosetta/Rosetta_mission_extended

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  • 2 weeks later...
  • Administrators

actualité tres riches ces derniers jours, j'ai eu tres peu de temps pour vous condenser cela

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alors vite fait :

on a decouvert les rascine de cheveux de la commte : c'est jamais la surface sur s'avapore (ou tres peux) mais le jet viennent systématiquement des profondeur de la comète (cavité creuse mais pas forcement profondes)

un tres bon article sur FS

http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/actu/d/rosetta-rosetta-enquete-fosses-tchouri-origine-jets-58869/

a6d95e9b14_Active_pits_on_comet_node_full_image_2.jpg

17f7b4a4a2_evolution_pits.jpg



accessoirement la sonde roseta vient d'atteindre l'orbite des 160km, nécessaire à l'établissement d'une meilleur connexion avec Phiale

sur twitter, depuis quelques minutes on peu lire :


@DLR_en @Philae2014

I am AVAILABLE for INTERVIEW...

Someone just has to ASK ME


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  • Administrators

Actualité très riches ces derniers jours, j'ai eu très peu de temps pour vous condenser cela

6d474004b1_Comet_on_15_June_2015_NavCam_01.jpg

alors vite fait :

On a découvert les racines de cheveux de la comète : c'est jamais la surface qui s’évapore (ou très peux) mais les jets viennent systématiquement des profondeurs de la comète (cavités creuses mais pas forcement profondes)

un très bon article sur FS.

http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/actu/d/rosetta-rosetta-enquete-fosses-tchouri-origine-jets-58869/

a6d95e9b14_Active_pits_on_comet_node_full_image_2.jpg

17f7b4a4a2_evolution_pits.jpg



Accessoirement la sonde Rosetta vient d'atteindre l'orbite des 160km, nécessaire à l'établissement d'une meilleur connexion avec Philae

sur twitter, depuis quelques minutes on peu lire :


@DLR_en @Philae2014

I am AVAILABLE for INTERVIEW...

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  • Administrators

PHILAE ET ROSETTA S’OFFRENT 20 MINUTES DE CONVERSATION


Nouvelle très encourageante pour la suite de la mission de Philae, puisque la comète Churyumov-Gerasimenko arrivera à son périhélie (le point le plus proche du Soleil) dans la nuit du 12 au 13 août prochain. Alors que la sonde et l’atterrisseur ont procédé ces derniers jours à des tentatives de communication, Rosetta et Philae ont communiqué pendant 20 minutes quasi ininterrompues hier en fin d’après-midi, un huitième contact qui est une véritable surprise et que les équipes sont en train de déchiffrer.


La mission Rosetta n’a décidément pas fini de défrayer la chronique. Alors que la dernière communication entre Rosetta et Philae datait du 24 juin, les équipes procédaient régulièrement à des tentatives de communication entre la sonde et son atterrisseur, en faisant varier la hauteur de Rosetta sur l’horizon de Philae et la distance les séparant. C’est avec une grande surprise qu’elles ont assisté hier à un huitième créneau de communication quasi ininterrompu de 20 minutes, de 19h45 à 20h05.


Alors que la comète Churyumov-Gerasimenko se rapproche de son périhélie, le point le plus proche du Soleil, qu’elle atteindra dans la nuit du 12 au 13 août prochain, tous les yeux sont braqués sur la « mission de tous les records ». En effet, cette proximité avec le Soleil devrait permettre aux scientifiques de compléter les analyses qui n’avaient pu être menées en novembre du fait de l’atterrissage acrobatique de Philae et de sa position sur le flanc, calé entre des rochers. Mais pour ce faire, il fallait avant tout réussir à rétablir une liaison de qualité entre Rosetta et Philae, une opération en cours depuis juin dernier.


Grande surprise pour les scientifiques, Rosetta et Philae ont communiqué hier… pendant 20 minutes quasi ininterrompues, une nouvelle aussi prometteuse que surprenante, puisqu’une telle liaison, réalisée à une latitude de 12 degrés, était plus qu’inattendue ! Cette liaison est de loin le meilleur créneau obtenu, avec très peu de coupures, et est de bon augure pour la suite, puisqu’une telle qualité de communication permettrait aux équipes de prendre la main sur Philae et de le commander alors que, jusqu’à maintenant, le robot se réveille, s’éteint et travaille de façon autonome. Elle rassure aussi la communauté scientifique quant à l’état de Philae et de ses équipements.

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  • Avexiens

Cette mission sait nous tenir en haleine... Je suis très impatient de voir de nouveaux résultats de mesures de Philae.

Mais j'ai peur que l'attente soit encore longue car l'exploitation scientifique est le préalable à leur diffusion.

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  • 2 weeks later...
  • Administrators

Salut

ben c'est un peu le bazars avec l’atterrisseur Philae.

il semble que certains élément de son antenne soient cassé en plus du fait que le modele a certainement changé d'orientation par rapport a sa position initiale, (comme je le supposait il y a quelques semaine)

a plusieurs reprise les techs ont cru le module HS mais il a toujours fini par envoyer quelques signaux qui à défaut d'être exploitables prouve au mois que le machin respire toujours

Le soucis c'est que cette "acharnement thérapeutique" commence a nuire au déroulement du reste de la mission en amputant des ressources matérielle et surtout temporelle au projet


ci dessous une image de la comete du 14 Juillet

Comet_on_7_July_2015_NavCam_node_full_image_2.jpg

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  • Administrators

sur 67p

c'est vrai que jusqu'a présent les vue sur le comette ne laissaient guerre entrevoir le précieux matériau

sur cette vue en couleur on disting un partie nettement plus claire, très probablement de la glace (chargée d'autre element et poussière, car elle n'est vraiment pas tres blanche)

cette image à été prise par la camera haute résolution ( Osiris ) don les images rendues publiques se comptent sur les doits, a 43km

chaque pixel fait ici 81cm, le champs de vison couvre donc 800m de largeur

151081Untitled1.png

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  • Avexiens

Philae révèle la matière organique de la comète Tchouri


Des molécules organiques inédites sur une comète, une structure variée en surface mais plutôt homogène en profondeur, des composés organiques formant des grains : les résultats issus des premières données de Philae à la surface de la comète Tchouri dessinent un visage surprenant. Cette comète est loin d'être un clone de celles que l'on connaît... et elle ne colle pas complètement aux modèles en vigueur.



Le 30/07/2015 à 20:01 - CNRS


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La comète 67P/Churyumov-Gerasimenko photographiée le 20 juillet par la sonde Rosetta, à 171 km du centre du noyau. À l’approche du périhélie, le 13 août 2015, son activité n’a de cesse d’augmenter. Philae repose sur le plus petit des deux lobes de cet astre d’un peu plus de 4 km de longueur. La résolution est de 14,5 m par pixel. © Esa, Rosetta, NavCam – CC BY-SA IGO 3.0

La comète 67P/Churyumov-Gerasimenko photographiée le 20 juillet par la sonde Rosetta, à 171 km du centre du noyau. À l’approche du périhélie, le 13 août 2015, son activité n’a de cesse d’augmenter. Philae repose sur le plus petit des deux lobes de cet astre d’un peu plus de 4 km de longueur. La résolution est de 14,5 m par pixel. © Esa, Rosetta, NavCam – CC BY-SA IGO 3.0

La mission de rendez-vous cométaire Rosetta a offert, grâce à l’atterrissage du module Philae, le 12 novembre 2014, une opportunité exceptionnelle : celle de l’étude in situ du noyau d’une comète – de sa surface à sa structure interne –, en l’occurrence 67P/Churyumov-Gerasimenko, ou Tchouri pour faire court. Ce travail à même la surface apporte de quoi faire progresser la compréhension de ces petits corps célestes témoins des origines du Système solaire.


Les mesures réalisées avec les dix instruments de l’atterrisseur Philae, entre le 12 et le 14 novembre 2014, durant les 63 heures qui ont suivi sa séparation d’avec Rosetta, ont complété les observations effectuées par l’orbiteur. En outre, son atterrissage sur la comète, pleine de rebondissements, a même été source d’informations supplémentaires.


Cosac montre des molécules organiques complexes


Vingt-cinq minutes après le contact initial de Philae avec le noyau de la comète, Cosac (Cometary sampling and composition experiment) a réalisé une première analyse chimique, en mode « renifleur », c’est-à-dire en examinant les particules entrées passivement dans l’instrument. Ces particules proviennent vraisemblablement du nuage de poussière produit par le premier contact de Philae avec le sol. Seize composés ont pu être identifiés, répartis en six classes de molécules organiques : alcools, carbonyles, amines, nitriles, amides et isocyanates. Parmi eux, quatre sont détectés pour la première fois sur une comète : l’isocyanate de méthyle, l’acétone, le propionaldéhyde et l’acétamide.


Elles sont des précurseurs de molécules importantes pour la vie (sucres, acides aminés, bases de l’ADN). Mais la présence éventuelle de ces composés plus complexes n’a pas pu être identifiée sans ambigüité dans cette première analyse. Par ailleurs, quasiment toutes les molécules détectées sont des précurseurs potentiels, produits, assemblages ou sous-produits les uns des autres, ce qui donne un aperçu des nombreux processus chimiques à l’œuvre dans un noyau cométaire et même dans le nuage protosolaire en effondrement, aux premiers temps du Système solaire.


Cosac a identifié un grand nombre de composés azotés, mais aucun composé soufré, contrairement à ce qu’avait observé l’instrument Rosina, à bord de Rosetta. Cela pourrait indiquer que la composition chimique diffère selon l’endroit échantillonné.


Civa voit de la matière organique agglomérée en grains


Les caméras de l’expérience Civa (Comet infrared and visible analyser) ont révélé que les terrains proches du site d’atterrissage final de Philae sont dominés par des agglomérats sombres qui sont vraisemblablement de gros grains de molécules organiques. Les matériaux des comètes ayant été très peu modifiés depuis leurs origines, cela signifie qu’aux premiers temps du Système solaire, les composés organiques étaient déjà agglomérés sous forme de grains et pas uniquement comme de petites molécules piégées dans la glace comme on le pensait jusqu’à présent. Ce sont de tels grains qui, introduits dans des océans planétaires, auraient pu y favoriser l’émergence du vivant.


Paysages variés à la surface de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, photographiée ici par Rosetta le 19 octobre 2014 à seulement 9,9 km du centre du noyau. Les reliefs au premier plan appartiennent au petit lobe où s’est posé Philae le 12 novembre. Une partie du plus grand lobe est visible à l’arrière-plan. Entre les deux, dans l’ombre, au pied des parois sombres, il y a le « cou » de la comète, un des sites les plus actifs. La résolution de l’image est de 77 cm par pixel. © Esa, Rosetta, NavCam – CC BY-SA IGO 3.0 

Paysages variés à la surface de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, photographiée ici par Rosetta le 19 octobre 2014 à seulement 9,9 km du centre du noyau. Les reliefs au premier plan appartiennent au petit lobe où s’est posé Philae le 12 novembre. Une partie du plus grand lobe est visible à l’arrière-plan. Entre les deux, dans l’ombre, au pied des parois sombres, il y a le « cou » de la comète, un des sites les plus actifs. La résolution de l’image est de 77 cm par pixel. © Esa, Rosetta, NavCam – CC BY-SA IGO 3.0


Philae lui-même révèle la surface variée de la comète


Avec sa masse de 100 kg, Philae est lui-même une source de données pour les astronomes. En effet, les propriétés mécaniques des terrains ont pu être déduites de son « accométissage » à rebondissements. L’atterrisseur a d’abord touché la surface à un endroit baptisé Agilkia, puis a rebondi plusieurs fois avant d’atteindre le site nommé Abydos.


La trajectoire de Philae et les données enregistrées par ses instruments montrent que le premier point de touché (initialement choisi pour les opérations) est composé de matériaux granuleux sur une vingtaine de centimètres, alors que le second (où réside actuellement l’atterrisseur) a une surface dure.


Consert voit un noyau cométaire homogène


L’expérience radar Consert (Comet nucleus sounding experiment by radio transmission) a consisté à émettre un signal de Rosetta vers Philae à travers la comète. À la manière d'un scanner médical, ses modifications donnent pour la première fois accès à la structure interne d’un noyau cométaire. Première conclusion : l’intérieur de la comète paraît plus homogène que prévu par les modèles. Le temps de propagation et l’amplitude des signaux ayant traversé la partie supérieure de la « tête » (le plus petit des deux lobes de Tchouri) montrent en effet que cette portion du noyau est globalement homogène, à l’échelle de dizaines de mètres. Ces données confirment aussi que la porosité est forte (75 à 85 %), et indiquent que les propriétés électriques des poussières sont analogues à celles de chondrites carbonées.


C’est dans cette région baptisée Hatmehit, située au sommet du plus petit des deux lobes du noyau cométaire, que se cache Philae. Le site initial nommé Agilkia est la dépression jonchée de rochers visible dans la zone exposée au Soleil. Mais après quelques rebonds, l’atterrisseur a dérivé de son point d’ancrage dûment choisi pour se loger dans un milieu différent et plus sombre. Le site où il réside depuis est désigné Abydos. Les reconstitutions de sa trajectoire le situent dans la région marquée par une ellipse rouge, en bordure d’Hatmehit. L’image a été prise par la caméra à angle étroit Osiris, le 13 décembre 2014, à 20 km du centre de la comète, un mois après l’atterrissage de Philae. © Esa, Rosetta, MPS for OSIRIS Team MPS, UPD, LAM, IAA, SSO, INTA, UPM, DASP, IDA

C’est dans cette région baptisée Hatmehit, située au sommet du plus petit des deux lobes du noyau cométaire, que se cache Philae. Le site initial nommé Agilkia est la dépression jonchée de rochers visible dans la zone exposée au Soleil. Mais après quelques rebonds, l’atterrisseur a dérivé de son point d’ancrage dûment choisi pour se loger dans un milieu différent et plus sombre. Le site où il réside depuis est désigné Abydos. Les reconstitutions de sa trajectoire le situent dans la région marquée par une ellipse rouge, en bordure d’Hatmehit. L’image a été prise par la caméra à angle étroit Osiris, le 13 décembre 2014, à 20 km du centre de la comète, un mois après l’atterrissage de Philae. © Esa, Rosetta, MPS for OSIRIS Team MPS, UPD, LAM, IAA, SSO, INTA, UPM, DASP, IDA


Civa-P et Consert précisent la position de Philae


L’expérience Civa-P (P pour panorama), composée de sept microcaméras, a pris une image panoramique (360°) du site d’atterrissage final de Philae. Elle révèle que les fractures déjà repérées aux grandes échelles par Rosetta se retrouvent aussi jusqu’à l’échelle millimétrique. Elles sont formées par choc thermique, en raison des grands écarts de température que connaît la comète lors de sa course autour du soleil.


Cette image panoramique où apparaît par endroits un pied ou une antenne a aussi révélé la position de Philae. Il repose dans un trou de sa propre taille, couché sur le côté, avec seulement deux pieds sur trois au contact du sol, et entouré de parois qui compliquent son alimentation en énergie solaire et ses communications avec Rosetta.


L’instrument Consert a quant à lui déterminé, avec trois périodes d’observations en visibilité directe entre la sonde Rosetta et Philae, la zone (150 par 15 m) où se trouve Philae. Cela a facilité la reconstitution de la trajectoire de Philae entre le premier site de contact, Agilkia, et le site d’atterrissage final, Abydos. Puis, en utilisant les signaux qui ont traversé l’intérieur de la comète, Consert a réduit l’incertitude sur la localisation de Philae (au bord de la région dénommée Hatmehit) à une bande de 21 mètres par 34 mètres.


Ces recherches qui ont mobilisé des chercheurs du CNRS, d’Aix-Marseille Université, de l’Université Joseph Fourier, de l’Université Nice Sophia-Antipolis, de l’UPEC, de l’UPMC, de l’Université Paris-Sud, de l’université Toulouse III Paul Sabatier et de l’UVSQ, avec le soutien du Cnes sont publiées au sein d’un ensemble de huit articles dans l’édition du 31 juillet 2015 de la revue Science.


Ces premières mesures à la surface d’une comète renouvellent l’image que l’on avait de ces petits corps du Système solaire.


http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/actu/d/67pchuryumov-gerasimenko-philae-revele-matiere-organique-comete-tchouri-59193/#xtor=EPR-17-%5BQUOTIDIENNE%5D-20150731-%5BACTU-Philae-revele-la-matiere-organique-de-la-comete-Tchouri%5D

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