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Affichage du contenu avec la meilleure réputation depuis le 08/12/2021 dans toutes les zones

  1. Bonjour les camarades donc voici la SH2-115 en SHO, prise réalisée avec la FSQ106 et ASI6200. SHO -3x100x180s
    7 points
  2. Surprise surprise... ...dans une brume humide donnant un doux écrin de coton à la Lune, Jupiter, pourtant voilée, se dévoile ?!! Tentative de quelques vidéos, dans cette atmosphère particulière, ou par moment, la transparence fut suffisante pour dévoiler plus de détails sur Jupiter Voici donc une nouvelle rotation, partielle : Tech: Toujours au C11XLT sur AZEQ6, BarlowX2, Cam couleur ASO485MC et ADC De ~1H à 5H30 du matin, 1,5To de data capturée et traitée, 35films utilisables retenus, 3 dérotations, 3 planisphères fusionnés en 1 seul => La rotation représente ~la vue entre 1H15 et 4H15 ~ La
    6 points
  3. Bonjour les Camarades Je me suis mis aussi à faire l'IRIS. Image faite avec: RASA 11 - iOptron CEM70 ASI 6200mm pro La Full: https://www.astrobin.com/1dgtap/ 22 et 24 Aout Images unitaires: Baader R: 80×60″(1h 20′) (gain: 0.00) -5°C bin 1×1 Baader G: 80×60″(1h 20′) (gain: 0.00) -5°C bin 1×1 Baader B: 80×60″(1h 20′) (gain: 0.00) -5°C bin 1×1 Baader L: 200×60″(3h 20′) (gain: 0.00) -5°C bin 1×1 Intégration: 7h 20′
    6 points
  4. Troisième et dernière photo prise lors de l'exceptionnelle séquence de 9 nuits consécutives de beau temps qu'on a eu en mars 2022. Les deux premières sont ici et là. Alors que la deuxième photo (la Méduse) montrait les restes d'une très grosse étoile après son explosion en supernova, avec la nébuleuse dite du Croissant (la zone très brillante en bas de l'image) située à environs 5000 années lumières de nous, on remonte un peu le processus pour montrer ce qui se passe avant l'explosion. En effet nous avons ici à faire à une très grosse étoile, au moins 15 à 20 fois plus massive que notre soleil, qui arrive en fin de vie. Elle est d'ailleurs bien visible en plein milieu du Croissant. Après presque 5 millions d'années (ce qui est très court pour une étoile) à brûler de l'hydrogène, son carburant principal, dans des réaction de fusion nucléaire (transformation de l'hydrogène en éléments plus lourd, comme l'hélium), elle est presque à sec ! L'énergie de ses réactions commence à vaciller, or c'est cette puissance qui repousse la matière ayant tendance à tomber vers le centre du fait de la gravité, maintenant ainsi l'étoile en équilibre. Comme elle vient à faiblir, l'équilibre se rompt et l'étoile commence à se contracter, créant une pression plus grande en son cœur... ce qui lui permet d'enclencher de nouvelles réactions de fusion, avec des éléments plus lourd (comme l'hélium) pour former des éléments encore plus lourd (comme le Carbonne ou l'Oxygène). L'énergie s'accroit à nouveau brusquement et un nouvel équilibre se forme. Les couches les plus externes, qui commençaient à tomber vers le centre, sont brutalement renvoyée vers l'extérieur et projetées à grande vitesse dans l'espace environnant! Le rayonnement intense de l'étoile, qui les rattrape vite, va les chauffer, ioniser et leur mettre littéralement la pression, ce qui les fait briller très fortement. C'est cette matière expulsée et lumineuse qu'on voit sur la photo tout autour de l'étoile et qu'on nomme une "bulle de Wolf–Rayet" (du nom de deux personnes ayant découvert ce phénomène). Ce processus va recommencer dès que l'étoile aura brûlé son hélium, pour passer aux éléments encore plus lourd. Pendant encore plusieurs centaines de milliers d'années, peut-être jusqu'à un millions d'années, l'étoile va ainsi expulser ses couches externes par vagues successives. Jusqu'à arriver à l'élément fer, qui est impossible à fusionner de façon naturelle. Rendue cette fois définitivement incapable à maintenir son équilibre, l'étoile va finalement s'effondrer et exploser en supernova, un phénomène tellement violent que les couches auparavant expulsées vont être littéralement pulvérisées. Ainsi cette belle nébuleuse du Croissant est promise à un destin tragique! Les volutes rouges tout autour font partie du complexe de nébuleuses autour de l'étoile Sadr dans la constellation du Cygne. Elles sont indépendant du Croissant, probablement situées plus proches de nous. Enfin, il y a un petite élément bien particulier sur cette, un petit disque visible tout en bas au premier tiers de l'image en partant de la gauche. Il s'agit d'une nébuleuse planétaire, un phénomène un peu semblable à une bulle de Wolf-Rayet mais à une toute autre échelle: il s'agit de couches externes d'une étoile beaucoup plus modeste, comme notre soleil, expulsées à la fin de sa vie (et ça n'a rien à voir avec une planète, contrairement à ce que laisse penser son nom donné à une époque où on ne savait pas ce que c'était et où on pensait que ça pouvait être des planètes...). Cette nébuleuse, découverte par un astrophotographe amateur en 2008, est un vrai défi particulièrement difficile à avoir car extrêmement faible : il faut poser très longtemps. Ici, il y a pas loin de 17h de poses cumulées ! Je ne suis pas mécontent de cette image, une de mes plus réussie, du moins à mes yeux, depuis que je fais de l'astrophotographie ! Ce n'est pas une cible habituelle en mars, plutôt une cible d'été, mais je ne suis pas très équipé pour les galaxie du printemps et elle commence à se lever en milieu de nuit. Je l'ai donc pointée 9 nuits de suite vers 2h du matin, après avoir pointé le Singe et la Méduse. EXIFS (données techniques) : 334x180s =16h30 de poses + 20x60s sans filtre pour les couleurs d'étoiles, en 9 sessions 19-27 mars 2022 Canon 650D (APS-C) défiltré partiel, ISO 800, filtre duobande STC Astroduo Lunette TS Photoline triplet 102mm, f/d 5,3 avec réducteur. Monture AZEQ6 Guidage au chercheur + zwo 178mc Logiciels : Kstar/Ekos sur Stellarmate RPI4, PHD2, Siril, Photoshop Ciel Bortle 4 dans le Vexin, bonne qualité de ciel dans l'ensemble, pleine lune sur les premières sessions, puis en descente ensuite. Températures nocturnes autour des 5°C les premières sessions, 7/8° les dernières.
    6 points
  5. Salut, Je vous propose ma dernière version de la nébuleuse de l'Âme. Je pense être arrivé à quelque chose t'intéressant après de multiples essais. C'est la 8ème version ! Setup: A7s + Canon FD 400mm f2.8 + Extender x1.4 + filtre Optolong L-Extreme le tout sur une monture Orion SkyView Pro GoTo 500 x 120s Fait sur mon balcon à Cergy. Astrobin
    5 points
  6. on a mis la dose 70x600 en ha 68*600 en OIII et il y a presque rien
    5 points
  7. Première tentative de 48H de poses cumulées, Me suis bien amusé avec, tant en capture qu'en traitement 372 images en 30 sessions entre Avril et Aout et un de mes premiers traitements CP cette saison, en découvrant plein de choses sur pix Setup; - Asi6200MM derrière mon C11 edgeHD, posé sur ma p'tite chouchoutte courageuse de GM1000HPS 10Micron - le tout autoguidé par une 290MM mini sur l'OAG M68 de zwo vissé sur le corps de la RAF, elle même vissée sur le corps de la cam - à travers les filtres LRVB et SHO 6nm Astronomik - Piloté à -longue- distance par mon Eagle, actionnant notamment un focusser Esatto - Depuis mon obs en Remote en Estremadure au sud de l'Espagne (nouveauté 2022) Coté réglages: - Optique à sa pleine focale de 2800mm@F10 - Cam en Bin2 pour toutes les couches - images R,V,B poses de 60s pour les étoiles - images Ha et OIII de 600s pour la nébuleuse
    5 points
  8. Voici une nouvelle image de la super nuit du 1er au 2 octobre dernier. 19 films de 45 s chacun à environ 100 im/s avec le C11 Edge + barlow 2x + ADC + ZWO 290 MC, entre 23h45 et 0h00 TU. Traitement Autostakkert + Astrosurface + Winjupos + Photoshop.
    5 points
  9. Ma proposition pour ce challenge Set-up : Canon 300 / F4 - EOS R6 - EQ5 pro Brutes : 350 x 4 sec à 6400 ISO Darks : 36 Flats : 52 La Gevriere - Normandie. juillet 2021 Traitement Siril & Photoshop
    5 points
  10. Bonjour les avexiens, Une avant première comme à l'usage de ce très bel objet pour vos commentaires avant publication. Cela fait plus de 4 années que je m'énerve sur cette cible que j'ai trouvé plus difficile que prévu. Les nuages d'altitudes et l'humidité sur les couches couleurs ont laissé des choses indélébiles, mais cela reste ma meilleure prise Je vous en parle parce que la cible est actuellement en train de monter dans le ciel, si vous souhaitez vous y égarer Frame count: L:98; R 68; G 81; B 79 - 600 secondes (un peu plus de 54 heures de poses) Je vous laisse compter les occurences d'objets de herbig-haro impressionnante dans ce champ. -- A bientôt, HoxCa
    5 points
  11. Voici la nébuleuse de l’aigle – une des rares bien nommée, tant sa forme peut facilement évoquer un aigle qui déploie son envergure pour prendre son envol ! EDIT: nouvelle version avec renforcement des détails - au détriment d'un peu de bruit, question d'équilibre + crop des artefacts d'alignement: Précédente version: https://storage.googleapis.com/dso-browser.com/astrophotography/picture-d4422c01523d2f1ffc09278cb585dd3d-original.png En soit cette cible n’a rien de particulier par rapport aux nombreuses nébuleuses qui parsèment notre ciel. Il s’agit d’un gigantesque nuage de gaz et poussières qui, secoués par des courants gravitationnels, s’effondrent parfois localement sur eux-mêmes pour former une boule de matière tellement dense que des réactions de fusion nucléaires s’y déclenchent : une nouvelle étoile s’allume ! C’est donc une véritable pouponnière d’étoiles qui, une fois allumées, éclairent et font luire les gaz et poussières de la nébuleuse, mais aussi les sculptent en les dardant de particules énergétiques qu’on nomme les vents stellaires, nous offrant in fine ce beau spectacle. Pourtant cette nébuleuse tient une place toute particulière dans l’histoire contemporaine : c’est son cœur que Hubble a photographié en avril 1995 pour produire une photographie célèbre, restée iconique, et qui a changé la donne : les fameux « piliers de la création ». Si vous zoomez dans le cœur de ma photo, vous les verrez… évidemment, pas avec la même qualité :-D Hubble et la Nasa sortaient alors de quelques années bien chaotiques, notamment une erreur de conception qui avait rendu myope le télescope spatial lors de son lancement en 1990. Trois ans plus tard, une couteuse mission de maintenance avait enfin permis de le chausser de lunettes pour lui rendre sa vue. Hubble était alors la risée du grand public, cible d’attaques récurrentes : les gens ne comprenaient pourquoi de telles fortunes étaient dilapidées dans des projets qui ne semblaient servir à rien ! Bien sûr ce n’était pas vrai. La communauté scientifique profitait de résultats fantastiques du télescope, malgré ses défauts, et des découvertes importantes étaient déjà faites grâce à lui. Mais rien de très vendeur pour le grand public… Il fallait trouver un moyen de réconcilier les gens avec le processus, surtout si on voulait à l’avenir obtenir d’autres financements pour d’autres projets (tel que le James Webb !). C’est surtout pour ça – une opération de séduction/communication – que cette image à été produite. Et elle a largement dépassé cet objectif ! Les techniques pour la réaliser n’étaient pas nouvelles (bien que rendues un peu compliquée du fait que tout se passait à distance en orbite :-D) pourtant le soin donné à sa prise et son traitement, et les choix de colorisation à la foi scientifiques et esthétiques, en ont fait une image tel qu’on n’en n’avait jamais vraiment vu auparavant. L’impact culturel de cette photo à été particulièrement fort (voir cet article si vous voulez en savoir plus). Non seulement elle a fait taire la plupart des critiques à l’égard de Hubble, mais plus profondément elle nous a fait découvrir une nouvelle façon de voir l’univers. Plus que jamais auparavant, cette photo nous a fait prendre conscience de l’immensité de ce qui nous entoure en dehors de ce minuscule caillou sur lequel nous évoluons. Et bien sûr elle a fait naître des vocations, dont sans doute la mienne - même si j’ai mis un peu de temps derrière à la concrétiser Elle a créé un nouvel étalon standard pour la photographie astronomique, donnant des orientations pour les caméras, filtres, etc… que les astrophotographes amateurs utilisent de plus en plus aujourd’hui. Et comme justement je viens d’acquérir cet été du matériel me permettant de faire des photos « à la Hubble » comme dit – à mon échelle, évidement, qui n’est largement pas la même !), c’est tout naturellement que j’ai voulu pointer cette cible dès qu’elle a pointé le bout de son nez ! Quant aux « piliers de la création », on pense qu’ils n’existent probablement plus, soufflés il y à 6000 ans par l’explosion catastrophique d’une supernova à proximité. Mais comme ils sont situés à 7000 années lumières de nous, on ne sera fixé sur leur sort que dans 1000 ans… Si on est encore là ! EXIFS (données techniques) : Fait pendant 12 nuits de canicule la première moitié d'aout Au début sans lune, à la fin à la pleine lune. Environs 15h de pose, 2/3 Ha, 1/6 Oiii, 1/6 Sii, filtres Antlia 3nm (Ha et Oiii) et 4.5nm (Sii). + Couleurs d’étoiles : 20x20s chaque couche R/G/B en bin2x2 avec les filtres Baader CCD Zwo 2600mm pro (-10°C/Gain 100/Offset 50) Lunette APO TS Photoline 102mm f/5 (avec réducteur) + focuseur Baader Steeldrive Monture AZEQ6 Guidage au chercheur + zwo 178mm Logiciels : Kstar/Ekos sur Stellarmate RPI4, PHD2, Siril, Photoshop Ciel Bortle 4
    5 points
  12. Jupiter, suite En cumulant les images réalisées les nuits du 24-25 et 27-28, bien que celles du 27-28 soient moins bonnes, j'ai à quelque-chose près de quoi réaliser une rotation complète => Voici donc ma première tentative du genre Vous en pensez quoi ? PS: C'est un gros Gif animé (pas sur que cela ce lise correctement de partout)
    5 points
  13. Bonjour à tous, Petites images de Jupiter, De la nuit du 23-24Aout, depuis mon obs perso dans le Vexin Issues de mon vieux C11 XLT, re-collimaté pour l’occasion (J'ajoute la PSF) Train optique : Crayford Moonlite, Click-lock baader 2" vers 1.25" Barlow x2 Televue ADC PierroAstro MkIII Adaptateur pour rotation de la cam (35mm) Cam ASI485MC, ici en Bin 2 => Échantillonnage de 0.13"/pix (un peu sous-échantillonné à mon gout) C'est ma meilleure image de juju à date, je pense Vous en pensez quoi ?
    5 points
  14. Un peux d'amusement de vacance dans le sud avec Takahashi FSQ106+QE 0.73. Prise sur 2 nuits, Ha-88x120s et O-92x120s avec les filtres BAADER 3.5nm et ASI 6200 mm pro. Sur Astrobin: https://www.astrobin.com/m16alr/
    5 points
  15. Bonjour les Camarades Suite a notre sortie à GEVEX, sous un ciel de rêve, je me suis mis a faire M81-M82 avec RASA11 et ASI 6200mm. Le temps de pose total est de 7h40min. Optolong B 2": 60x60" (1h) (gain: 100.00) -10C bin 1x1 Optolong G 2": 60x60" (1h) (gain: 100.00) -10C bin 1x1 Optolong L 2": 160x60" (2h 40') (gain: 0.00) -10C bin 1x1 Optolong R Optolong 2"R: 60x60" (1h) (gain: 100.00) -10C bin 1x1 baader f/2 Ha 3.5 nm 50x50: 60x120" (2h) (gain: 100.00) -10C bin 1x1 Full: https://www.astrobin.com/ku9vcq/ Donc voici le résultat
    5 points
  16. A mon tour ! J'avais dans l'idée dans de faire une combinaison HDR avec des poses de 5min (pour faire ressortir des éventuels IFN) et des poses de 60s pour les étoiles. Après un premier jet ça ne menait à rien mon EOS 500D n'est pas assez sensible pour sortir des IFN avec si peu de temps de poses. Bon j'en ai eu vraiment une très faiblarde mais qui a dégagé au traitement. Et aussi les poses 60s ne rattrapait pas vraiment les étoiles les plus saturées; j'aurais dû poser moins longtemps et baisser mes ISO. Du coup j'ai préféré stacker les poses de 5min et de 60s ensembles. Et que j'ai quand même combiné de nouveau avec les poses de 60s, qui permettait de rattraper un peu certaines étoiles. Et très compliqué de faire ressortir le bleu de certaines étoiles, mais ça c'est un problème constant avec mon EOS 500D. ---------------------------------------------------------------------------------- Setup utilisé : - Triplet APO TS 80/480 à f/6 - Canon EOS 500D à 1600iso, défiltré partiellement + filtre clip L2 Astronomik - AZ-EQ6 autoguidage avec DO et ASI120MM-S - 95*300s poses de retenues sur 107 soit 7h55 - 277*60s poses de retenues sur 293 soit 4h55 - Soit un total de 12h50 + 69*60s poses pour la composition HDR des étoiles ----------------------------------------------------------------------------------
    4 points
  17. Nouvelle version J'ai ajouté un peu de contraste avec mon habituel USM. J'ai aussi restauré quelques halo de la couche couleur (nuages d'altitudes) dans des zones ne gênant pas la lecture de la nébuleuse. vous en dites quoi ?
    4 points
  18. Salut à tous !!! Bref topo après plusieurs mois d'absence , j'ai : - eu ma licence - acheté une maison dans l'Avesnois - déménagé - fermé ma société et postulé dans l'EN - un bébé qui doit arriver le 20 septembre Malgré tous ces chamboulements, j'ai quand même pu me poser 1 mois après le déménagement et installer mon matériel dans mon nouveau jardin. La différence avec mon ciel habituel d'ile de France est sans appel. A Montesson je faisais 30 secondes de photo filtre L et la photo était uniformément blanche. Là j'ai plus aucun de ces soucis, les photos sont encore superbes après 5 minutes d'exposition ! Soyez indulgent, j'ai pas fait de traitement depuis longtemps, ma dernière photo remonte à Octobre 2021. Niveau matériel, pas de problèmes particulier (si ce n'est ma carte SD qui rend l'âme et qui m'a fait perdre 2 nuits d'images). Photo sans prétention prise en majeure partie pendant la pleine lune Cible: NGC7023 Instrument: 100ED sur AZEQ6 Camera: ASI1600MM Capture: Antlia Luminance : 173x240 - Bin 1x1 Antlia Blue : 26x240 - BIN2x2 Antlia Green : 16x240 - BIN2x2 Antlia Red : 17x240 - BIN2x2 Photo en full : https://www.astrobin.com/wikbxt/ A vos critiques, content d'être un peu de retour (avant la tornade du bébé )
    4 points
  19. La nébuleuse dite de la « Trompe d’éléphant » est une des plus grande et belle de notre ciel, avec cette structure délicate en pilier autour de laquelle dansent de petits fantômes, et cette (fausse) impression de point de fuite ou de trou dans l’espace-temps… Comme presque toutes les nébuleuses c’est une pouponnière d’étoiles, mais qui montre particulièrement bien les « spots » de création : en effet, les dizaines de petites tâchouilles noires qui se détachent sur le fond coloré sont les zones ou le nuage de gaz originel s’est effondré localement, devenant opaque et de plus en plus denses et chaudes, jusqu’à ce que leur cœur s’allume. Ce sont des cocons d’étoiles. Au centre de la structure en pilier on aperçoit une cavité sphérique enfermant quelques étoiles : ces bébés d’1 million d’année à peine ont tant braillé de vents stellaires qu’ils en ont soufflé les gaz qui les étouffaient ! Au fil des prochains millionnaires la cavité va s’agrandir, tout autour les gaz vont s’agiter, se comprimer puis s’effondrer à nouveau par endroit, créant de nouveaux cocons. Cette nébuleuse est si grande qu’elle ne rentre pas entière dans mon capteur ! Elle fait dans les 150 années lumières de diamètre. Ainsi le faire-part de la naissance d’une étoile n’arrive à l’autre bout que 15O ans plus tard… Quant à nous, nous ne l’apprenons encore que 3000 ans plus tard ! Dans l’univers il faut savoir s’armer de patience. J’ai pris cette image en même temps que la précédente de l’Aigle et des piliers de la création : en effet, cette dernière cible disparaissait chaque nuit sur les coup de 2h du matin derrière la maison de mon voisin : plutôt que de ranger le matériel je pointais alors l’éléphant comme deuxième cible, histoire d’aller jusqu’au bout de la nuit. Ce sont donc les mêmes EXIFS ! Soit : EXIFS (données techniques) : Fait pendant 12 nuits de canicule la première moitié d'aout Au début sans lune, à la fin à la pleine lune. Environs 15h de pose, 2/3 Ha, 1/6 Oiii, 1/6 Sii, filtres Antlia 3nm (Ha et Oiii) et 4.5nm (Sii). + Couleurs d’étoiles : 20x20s chaque couche R/G/B en bin2x2 avec les filtres Baader CCD Zwo 2600mm pro (-10°C/Gain 100/Offset 50) Lunette APO TS Photoline 102mm f/5 (avec réducteur) + focuseur Baader Steeldrive Monture AZEQ6 Guidage au chercheur + zwo 178mm Logiciels : Kstar/Ekos sur Stellarmate RPI4, PHD2, Siril, Photoshop Ciel Bortle 4
    4 points
  20. Après une première tentative ratée il y a 10 jours, cette deuxième chance (deux transit solaire à 10 jours dans mon jardin, c'est rare!) aura été la bonne! Ce matin à 8h13 la Station Spatiale Internationale (ISS) a fait un peu d'ombre au village de Montagny-en-Vexin dans l'Oise... Je l'attendais de pieds fermes, le doigt sur le déclencheur! C'est ce qu'on appel un transit solaire, il s'en produit de temps en temps à nos latitude, tout comme les transits lunaire (pareil, mais devant la lune). C'est très fugace, comme on peut le voir sur la vidéo ci-dessous: le soleil est traversé en une ou deux secondes à peine! Il ne faut pas se rater, on n'a pas droit à une deuxième chance La position et la trajectoire de l'ISS, connues avec une très grande précision, sont des données publiques: il y a des sites qui les recensent et permettent de calculer les jours et heures de transit prévus dans les jours qui suivent, en fonction de position de l'observateur. Quand il y en a bien sûr, car ce n'est pas le cas partout ni tout le temps! Il se trouve que l'ISS passe très souvent au dessus du sud de l'Angleterre et du nord de la France (Normandie, Picardie...). Les transits y sont donc relativement fréquents - en Picardie par exemple ça arrive statistiquement une petite dizaine de fois par ans. Pour capturer un transit il faut bien sûr un matériel spécialisé - lunette astronomique, filtre solaire, monture motorisée, caméra spécialisée dans les prises de vues planétaires/lunaires/solaires, et toute une foultitude de logiciels spécialisés pour contrôler tout ça - car ça demande une très grande précision et beaucoup de réglages minutieux. Alors vous imaginez que lorsqu'après une longue préparation, qui commence plusieurs jours en amont, on lance l'enregistrement 30 secondes avant l'heure dite, on décompte... et pile au bon moment on voit une petite mouche sombre traverser l'écran de part en part en un éclair, on est plutôt content EXIF: Images prises sur une zwo 178mm au Daystar Quark combo + barlow télécentrique 3x sur lunette APO triplet 102mm f/5, traitements Autostakkert + PiPP + ImPPG + Astrosurface + Photoshop. Les puristes diront que la caméra est mal orienté, le nord est vers la gauche... C'est vrai mais là c'était voulu, afin de chopper l'ISS dans la diagonale de l'image et se donner ainsi le maximum de prises possibles
    4 points
  21. Bonsoir les camarades! HORS CHALLENGE Voici donc aussi ma contribution, réalisée pdt 2 nuits, le 31/05 et 01/06 Tube - RASA 11 Camera - ASI6200mm Guidage - SVBONY 60/240 avec ASI178mm Monture - iOptron CEM 70EC Filtres - Baader SHO UltraHighSpeed 50x50 - 4nm, 3.5nm, 4nm Composition: H - 180*60s G100, -10°c O - 80*60s G100, -10°c S - 60*60s G100, -10°c Traitement - Pixinsight Full: https://www.astrobin.com/i1mwyz/ Je vais essayer aussi la version HOO.
    4 points
  22. Un petit essais de la Lune. Image 1: C11HD @f/7 - ASI6200mm 10% des 1500 images Image 2: C11HD @f/10 - ASI178mm 10% des 1500 images Image 3: C11HD @f/10 - ASI178mm 10% des 1500 images
    4 points
  23. Premier essai de traitement. Instrument: TSA102 sur AZ-EQ6 Camera: QHY183M Capture: - Couche Luminance => 106 sur 160 x 180sec - Couche Rouge => 17 sur 30 x 180sec - Couche Verte => 17 sur 30 x 180sec - Couche bleue => 17 sur 30 x 180sec
    4 points
  24. Deuxième d'une série de trois photos que j'ai pris en mars dernier (2022) lors d'une exceptionnelle séquence de 9 nuits consécutives de beau temps. La première était ici. Contrairement à la cible précédente qui brillait par sa banalité, la nébuleuse de la Méduse (IC433) est assez exceptionnelle. Il s'agit d'un des plus grands et beau rémanent de supernova de notre ciel, en bonne compagnie avec les dentelles du Cygne ou la nébuleuse du Crabe. Bien qu'elle soit très étudiée, son âge (estimée quelque part entre 3 000 et 30 000 ans) et sa distance (estimées dans les 5 000 années lumières) sont mal connues. Un rémanent de supernova est à la fois le cadavre d'une étoile, et le terreau fertile duquel naitront d'autres étoiles, planètes... et peut-être la vie. Au fond c'est comme sur Terre: ce qui meurt nourrit ce qui naît ! Les très grosses étoiles (pas le soleil, dont le destin sera plus sobre) brûlent leur vie flamboyante en d'à peine quelques centaines de millions d'années - oui, c'est très peu aux échelles de l'univers. Puis elles meurent dans un immense "drama" intersidérale, une explosion gigantesque, l'un des phénomènes les plus violent et brillant de l'univers: une supernova ! Le cœur de l'étoile morte implose, se densifie jusqu'à devenir une étoile à neutron - sans doute l'objet le plus étrange de l'univers - voire, pour les plus gros, un trou noir où il est englouti à tout jamais. Les couches externes de l'étoile, quand à elles, sont expulsées par la gigantesque explosion avec une force et une vitesse inimaginable. Ainsi une bulle de matière déchiquetée grandit autour du dernier lieu d'existence de l'étoile et vient percuter les nuages de gaz et poussières interstellaires environnants. Cette interaction crée des phénomènes de ionisation qui font luire les lambeaux d'étoile, les rendant visibles sur terre aux instruments photos à longue pose (plus de 10h ici!) des astrophotographes. Au cours des millions et milliards d'années qui suivent, toute cette matière riche d'éléments variés que l'étoile à synthétisé en son cœur pendant toute sa vie, par des réactions de fusion nucléaire, va se disperser autour de la galaxie au gré des courants gravitationnels. Elle viendra enrichir les nuages de gaz et poussières qui, à l'origine, n'étaient formés que d'hydrogène et d'un peu d'hélium. C'est ainsi que née la diversité des éléments composant notre matière, la fameuse table de Mendeleïev, ainsi que... les éléments qui nous constituent nous-même! C'est ce que voulait dire Hubert Reeves par sa célèbre maxime: "Nous sommes faits de poussières d'étoiles". Le cœur de la Méduse a longtemps été recherché au milieu de tous ces débris d'étoile. Car il n'est pas resté en place : lui-même à été éjecté au loin par sa propre explosion en supernova ! Il a finit par être repéré au début des années 2000, une petite étoile à neutron filant rapidement hors du champs de bataille, déjà arrivé à la périphérique des volutes qu'on voit sur la photo... et découvert par trois lycéens stagiaires dans un observatoire américain! C'est la relève Tout comme la Tête de Singe, cette nébuleuse est l'une des dernières de la saison hivernale, visible jusqu'en mars donc même si elle se couche déjà en milieu de nuit. Je l'ai visé en début de nuit 5 fois de suite pendant cette séquence rare de beau temps, puis vers 2h du matin je passais à une troisième cible que je montrerais bientôt. EXIFS (données techniques) : 206x180s =10h18 de pose en 5 sessions 19-23 mars 2022 Canon 650D (APS-C) défiltré partiel, ISO 800, filtre duobande STC Astroduo Lunette TS Photoline triplet 102mm, f/d 5,3 avec réducteur. Monture AZEQ6 Guidage au chercheur + zwo 178mc Logiciels : Kstar/Ekos sur Stellarmate RPI4, PHD2, Siril, Photoshop Ciel Bortle 4 dans le Vexin, bonne qualité de ciel dans l'ensemble, pleine lune sur la première session, puis en descente ensuite. Températures nocturnes autour des 5°C les premières sessions, 7/8° les dernières.
    4 points
  25. 4 points
  26. Les IFN sont des volutes de poussières qui parsèment notre galaxie entre les étoiles, faite de la même matière que les nébuleuses mais pas assez dense pour faire naître des étoiles, et n'ayant pas la chance d'en avoir assez proche pour les ioniser ou les éclairer. Du coup elles ne sont éclairées que par la lueur générale de voie lacté elle-même, ce qui les rend difficile à capter - il faut cumuler des heures de poses pour y arriver. Ici, plus de 21h! Les deux galaxies qui trônent au centre de l'image sont bien, bien plus loin - environs 12 millions d'années lumières. En fait on les voit à travers les rideaux de poussière des IFN. M81 ou Galaxie Bode (du nom de son découvreur) est une galaxie spirale assez semblable à la notre, M82 ou Galaxie du cigare (pour sa forme allongée) lui papillonne autour depuis des centaines de millionnaires, voir plus encore - mais elle s'en brûle les ailes, montrant des déformations dues à leurs interactions gravitationnelles. M82 est une des galaxies les plus actives que l'on connaisse: des étoiles y naissent et meurent sans arrêt, souvent sous forme de supernovas visibles jusqu'à chez nous. C'est une photo que j'avais commencé ici l'an dernier: https://avex-asso.org/ips/topic/7115-bode-et-son-cigare-dans-un-grand-champs-de-poussières-m81-m82-et-ifn Pis là ces dernières semaines on a eu 7 nuit de beau temps (enfin!) en deux salves, où j'ai shooté le plat de Spaghetti (à venir donc!) - mais comme à 2h il disparaissait derrière mon jardin j'enchaînait sur M81/M82 histoire de compléter. Je suis arrivé jusqu'à... 21h21 d'intégration en cumulant les deux! 319x180s (cette année) + 216x90s (l'an dernier) =21h21 en 8 sessions Canon 650D (APS-C) défiltré partiel, ISO 800 Samyang 135mm ouvert à f/2 Monture Star Adventurer l'an dernier, AZEQ6 cette année. Pas de guidage Logiciels : Kstar/Ekos sur Stellarmate RPI4, PHD2, Siril, Photoshop Ciel Bortle 4 dans le Vexin, pas de lune, qualité de ciel moyen. Températures nocturnes autour des 0°C, sauf a dernière session 5°C.
    4 points
  27. Oui je sais pas hyper original en cette saison, mais faut bien la faire une fois dans sa vie d'Astram celle-là C'est sans doute la plus célèbre des nébuleuses, star parmi les étoiles: la Tête de Cheval et sa compagne la nébuleuse de la Flamme ! Située à 1500 années-lumière de nous, c'est une région de l'immense structure très agitée nommée la Boucle de Barnad, comprenant également la nébuleuse d'Orion, où naissent des milliers d'étoiles dans des volutes de gaz interstellaires - une véritable maternité spatiale ! Les formes sombres - dont la fameuse tête de cheval - sont des nuages obscurs qui se détachent devant des volutes luisantes et multicolores, ionisées pas les étoiles en formation mais aussi par Sigma Orionis, l'étoiles brillante du haut de l'image. C'est caché au creux de ces nuages sombres que naissent les étoiles, lorsque le gaz, sous l'effet conjugué du rayonnement d'autres étoiles (les "vents stellaires") et de courants gravitationnels, s'effondre sur lui-même et se contracte sous une pression inimaginable, au point d'allumer des réactions nucléaires - le brasier stellaire, le même qui se déroule depuis des milliards d'années au cœur de notre propre soleil. Les bébés étoiles sont cachés à nos yeux en lumière visible mais se dévoilent dès qu'on regarde dans l'infrarouge, comme l'a fait Hubble et le fera bientôt le James Webb. Il ne faut se fier à nos reflexes paréidoliques: ce fougueux cheval de feu, de l'encolure au sommet du crâne, fait 3,5 années lumières de hauteur - on pourrait y empiler 3 milliards de fois la Terre... La très grosse étoile entre les deux nébuleuses - en réalité loin devant, à mi-chemin entre nous et les nébuleuses - est Alnitak, la première des trois étoiles formant la ceinture d'Orion dans la constellation du même nom. Mais ne cherchez pas un Canasson avec des jumelles ou même un petit télescope : il ne se révèle qu'en photographie à pose très longue (plus de 8h, ici). Il fut d’ailleurs découvert sur une plaque photographique en 1888 par l'astronome américaine Williamina Fleming. EXIFs (données techniques): - 162x180s = 8h06 d'intégration au filtre duobande + 20x60s=20min sans filtre pour la couleur des étoiles - Canon 650D (APS-C) défiltré partiel, ISO 800 - Filtre STC duo-narrowband H+O version EOS-Clip, - APO triplet 102 f/5 avec réducteur - Monture AZEQ6 - Guidage chercheur + Zwo ASI178mc - Dates de prise de vue: deux nuits les 5 et 24 janvier 2022 - Ciel Bortle 4 dans le Vexin, sans lune la première nuit, un peu la deuxième - Température moyenne 0°C - Logiciels : Kstar/Ekos sur Stellarmate RPI4, PHD2, Siril, Photoshop
    4 points
  28. La nébuleuse du Cœur ou IC1805 est l'une des plus grande de notre ciel - on pourrait y mettre deux fois la pleine lune. En son centre un amas d'étoiles très brillantes, parmi les plus chaudes et massives qu'on connaisse dans notre galaxie, dénommé Melotte 15 - ce sont elles qui éclairent et font luire la nébuleuse par ionisation du gaz, et leurs vents solaires y sculptent de jolies structures. A ses côtés - en bas à droite de l'image - une excroissance nommée "tête de poisson" - sans doute pour rester pudique Il n'y probablement plus de création d'étoiles dans le Cœur, mais celles de Melotte 15 sont encore très jeunes en terme cosmologique - à peine 1,5 millions d'années - c'est pourquoi elles n'ont pas encore dispersé tout le gaz qui les a créé et leur sert de berceau. Cette nébuleuse est située à environs 7500 années-lumière de nous, et sa taille est d'environs 200 années lumières d'un bout à l'autre. Cette photo contient presque 12h de pose en deux nuits sous la quasi pleine lune de cette semaine. J'avais déjà photographié cette nébuleuse il y a quelques mois mais avec un instrument différent, un objectif au lieu d'un lunette, en plus grand champs ce qui permettait d'inclure son compagnon la nébuleuse de l'âme. - 230x180s = 11h30 d'intégration au filtre duobande + 20x60s=20min sans filtre pour la couleur des étoiles - Canon 650D (APS-C) défiltré partiel, ISO 800 - Filtre STC duo-narrowband H+O version EOS-Clip, - APO triplet 102 f/5 avec réducteur - Monture AZEQ6 - Guidage chercheur + Zwo ASI178mc, - Ciel Bortle 4 dans le Vexin, lune à 85% avec seeing médiocre la première nuit, 90% avec seeing correct la seconde. Date de prise de vue: 13-15 janvier 2022 - Température moyenne 0°C - Logiciels : Kstar/Ekos sur Stellarmate RPI4, PHD2, Siril, Photoshop - Composition: Luminance Ha + couleurs HOO avec 35% de HHO + couleurs RGB pour les étoiles
    4 points
  29. Une de mes préférée, dommage qu'elle est très difficile à faire d'Argenteuil et la météo ne m'aide pas non plus. Donc voici le resultat de 2 nuits avec la FSQ106EDX + Réducteur 0.73, en HOO avec des filtres Baader 4nm. Baader 3.5 nm 50X50: 90x180" (4h 30') (gain: 100.00) -10C bin 1x1 Baader OIII 4 nm 50X50: 110x180" (5h 30') (gain: 100.00) -10C bin 1x1 Full: https://www.astrobin.com/27ft2r/
    4 points
  30. Un GEVEX est un WE d'astronomie organisé par des membre de l'AVEX et situé au gîte de La Gevrinière, dans l'Orne, sélectionné pour la qualité de l'accueil du maître des lieux et la beauté de son ciel ; GE pour Gevrinère, VEX pour AVEX. Comme toujours, cette sortie a eu lieu un WE proche de la nouvelle lune, pour garantir un ciel le plus sombre possible. Ce GEVEX, 6ème du nom, a commencé le vendredi soir pour se terminer le dimanche matin, ce qui a fait 2 nuits pour observer/protographier et une bonne journée pour autre chose, selon l'inspiration : traitements photo, découverte de logiciels, et ballade dans les environs. Nous étions 6 membres de l'AVEX à nous être coordonnés en amont sur les aspects logistiques et alimentaires afin de consacrer le maximum de temps à notre passion commune. Pour 4 d'entre nous (dont moi), c'était notre première expérience de week-end astro. Vendredi soir, une fois les 6 participants arrivés et les pizzas englouties, il a fallu se rendre à l'évidence : comme lors du GEVEX de septembre, le ciel ne sera pas clément durant tout le séjour. Heureusement, vers 22h, des trouées dans les nuages nous permettent de profiter des qualités de mon petit Dobson Flextube 130 x 650 : légèreté, portabilité, rapidité de mise en oeuvre, qui nous ont permis d'observer Jupiter et ses satellites avec une configuration très particulière : Io et Europe se confondaient presque l'un avec l'autre, montrant un presque "phému". C'est l'abréviation de "PHEnomène MUtuel", représentant l'occultation ou l'éclipse d'un satellite galiléen de Jupiter par un autre. Cela a lieu tous les 6 ans et Stellarium permet de vérifier ce phénomène en ciblant Jupiter le 21 octobre 2022 à 20h30. Nous ne pourrons pas faire plus cette nuit-là, les nuages s'invitant. A 1h du matin, nous sommes allés nous coucher. Samedi matin, Laurent devait trouver où charger sa voiture électrique. 3 d'entre nous l'ont accompagné à Camembert, distant de 7 km. Nous avons profité du délai de chargement pour visiter le musée du Camembert, accompagné d'une dégustation du fromage éponyme. Le déjeuner fut consacré à la traditionnelle raclette qui nous a tous mis en forme pour commencer les choses sérieuses : la moitié d'entre nous est allée travailler sur leurs setups respectifs et les 3 autres (dont moi), ont travaillé sur ordinateur. J'ai sollicité l'aide et les conseils de Fredo pour optimiser le traitement de ma photo de l'objet du mois, M33. "Denis, qu'est-ce que tu m'as fait, là !!" me lance Fredo après avoir agrandi les étoiles sur ma brute de régistration (BDR). Fredo me fait constater que mes étoiles ressemblent plus à des assiettes qu'à des têtes d'épingles. Tel un gamin qui s'est fait prendre avec le doigt dans le pot de Nutella, je réponds que j'ai fait ce que j'ai pu. Je révise avec Fredo le process de mise au point de mon objectif Canon 300mm F/4 sur mon Canon 6D. Il s'avère que je procède correctement mais manque de rigueur... parce que je n'ai pas les bons outils pour obtenir un résultat acceptable. Par chance, Loïc dispose du même setup que moi et me propose, la nuit venue, de me montrer le process qu'il utilise avec succès pour affiner sa mise au point. il procède notamment avec le logiciel Backyard EOS. A partir de mon PC, j'avais plusieurs fois tenté de prendre la main sur mon APN en utilisant la fonction Wifi. Cela avait parfois fonctionné, mais, le plus souvent, le signal entre mon PC et l'APN se perdait. Je n'avais pas identifié que je pouvais prendre la main grâce à un câble USB. Dans ma malette, je dispose de deux câble et Loïc me propose de tester cette configuration à partir de son micro. Chou blanc ! rien ne fonctionne ! Je tremble à l'idée que mon objectif soit défectueux. Loïc remplace mon câble USB par son câble à lui, fourni par Canon. Miracle ! ça fonctionne ! La mise au point de mon 300mm bouge lorsque Loïc manipule Backyard EOS. Je connecte mon second câble à la place de celui de Loïc. Il fonctionne ! Mon premier câble est défectueux et finira en déchetterie. De son côté, Fredo s'occupe de ma photo, pré-traitée avec SiRil. M33 y est presque invisible. Siril n'est pas le logiciel qu'il utilise habituellement mais il sait de quoi il est capable. J'apprends comment extraire le gradient avec subtilité et découvre la signification de certains paramètres jusqu'ici utilisés aveuglément. J'observe avec fascination comment tirer le meilleur parti de Siril et de Photoshop pour transformer une photo que je croyais inexploitable en une galaxie entourée d'étoiles. Je ne la publierai pas car les brutes sont de trop mauvaise qualité pour que le résultat soit digne d'être montré, mais je dispose désormais d'une référence pour mes futurs traitements. Samedi soir, une fois la nuit tombée, je suis sorti avec Loïc pour voir comment il pratique pour faire une mise au point tip-top avec Backyard EOS. J'ai téléchargé le logiciel sur mon PC et ai pu ainsi faire le test avec mon setup complet. En 20 minutes, j'ai pu disposer d'une photo test avec des étoiles parfaitement nettes. Il me reste à mettre tout cela en pratique lorsqu'il y aura moins de nuages et moins de vent. Pour mon premier GEVEX, je suis ravi ! J'en reviens avec une envie redoublée de photographier les astres et l'impatience de mettre en pratique la mise au point selon Loïc. J'ai pu aussi comparer la qualité de mes oculaires sur un autre téléscope et constater que mon 10mm est de qualité très moyenne. Je vais investir dans un oculaire de meilleure qualité et dans un Barlow. Le GEVEX est un lieu privélégié pour apprendre, échanger, questionner. On a le temps de le faire. Les 4 heures que Fredo et Loïc ont consacré à m'aider n'auraient pas pu être prises à un autre moment. Ce fut aussi le plaisir de passer un WE entre potes, sans enjeux, où la seule contrainte est de partager le repas avec les copains et où les mots d'ordres implicites furent plaisir et bienveillance. Vivent les GEVEX à venir et merci à Fredo, notre hôte, à Laurent, François, JB et Loïc pour m'avoir offert ce souvenir. Denis
    3 points
  31. Bonjour, Voici ma dernière image faite sur 2 nuits depuis Cergy. Setup: Sony A7s + Canon FD 400mm f2.8 + filtre Optolong L-Extreme 320 x 120s soit 10,6 heures. J'ai séparé les couches Ha et OIII que j'ai réassemblé en HOO Astrobin
    3 points
  32. Hello, les Avexiens; Ce n'est pas parce qu'on a la chance d'avoir un telescope en station fixe que l'on abandonne le plaisir d'aller profiter des nuits en nomade Voici donc mon interprétation de NGC7023 avec la FSQ en nomade. Au traitement, j'ai tenté de préserver une belle transparence dans la nébuleuse obscure qui entoure iris nebula et une teinte un peu chaude qui viens contrasté avec iris. En premier jet, je trouve que cela rends plutôt bien. (En revanche, je dois récolter un tilt dans le montage qui se traduit par un chromatisme étrange sur les petites étoiles; ce qui est dommage). Après le tri, je vous en colle pour 125*180s a gain 90 sur l'ASI071; soit un peu plus de 6h.
    3 points
  33. Je l'avais faite ya un petit moment, l'an dernier en novembre je pense. J'avais fait ça plus pour terminer une nuit que vraiment cibler l'object, donc pas beaucoup d'intégration (un peu plus de 2h - 61*120s) sur mon APN 650D défiltré partiel d'alors et ma triplet 102mm f/5, monture azeq6.
    3 points
  34. Hello, Je vous partage ma version SHO de la nébuleuse du coeur faite en septembre. 40x300s Ha 12x300s OII 12x300s SII Composition faite avec Siril et PS avec les formules suivantes de pixelmath ### Composition SHO L : (Ha^2+OIII^2+SII^2)/(Ha+OIII+SII) R : 0.4*Ha+0.6*SII G : 0.4*OIII+0.3*Ha+0.3*SII B : OIII Faite sur 2 nuits, j'ai mal réglé mon scheduleur SII et OIII du coup je n'ai qu'un nombre limité de brutes mais je suis déjà satisfait de l'image. Fait dans le Vexin Bortle 4 as usual.
    3 points
  35. Bonjour à tous, Voici la nébuleuse de l'Âme dans la constellation de Cassiopée, faite depuis mon balcon à Cergy. 500 x 120s avec un filtre Optolong L-Extreme. J'ai séparé les couches Ha et OIII pour remonter l'image en HOO A7s (3200 ISO) + Canon FD 400mm + extendeur x1.4 → ouverture F4 et focale 560mm Astrobin
    3 points
  36. bon, bon pour l'instant je n'ai pas mieux que la suivante a proposer:
    3 points
  37. Hello, Juste avant de se lancer sur le projet NGC7000, nous nous sommes lancés sur NGC6888 au REDCAT de 5cm C'est pas une cible compliquée mais pas très grande pour les 250mm de focale. La bulle est bien visible LHOO avec une L= OIII+Ha ; utilisation du script AIP-SHO dans Pix pour tous les détails techniques, c' est là https://www.astrobin.com/icqglp/C/ Philippe
    3 points
  38. Salut a tous! Je vous présent la région Sadr ( Nébuleuse du Papion et Nébuleuse du Croissant) en version HOO et SHO. Les prises sont faites avec Takahashi FSQ106edx avec le réducteur QE 0.73, camera ASI 6200mm pro et les filtres Baader 3.5 et 4 nm. Pour chaque filtre j'ai fait 110-120 poses de 120s, un filtre / nuit.
    3 points
  39. Hello, Première SHO pour nous . Fait au Chti Redcat de 5 cm de diamètre Bon pour les couleurs, même si on respecte la convention de la Palette Hubble, on peut s'amuser un peu La version présentée ici cherche plutôt à faire ressortir les nuances de SII+OIII qui donnent cette couleur Orange au détriment du bleu dominant du Ha pour tous les détails techniques, c' est là https://www.astrobin.com/mh121r/B/ Philippe
    3 points
  40. L'Amas d'Hercule, ou M13, est un Amas Globulaire, soit une immense boule compact contenant des centaines de milliers d'étoiles liées entre elles par la gravité. La densité d'étoile au cœur de l'amas est très grande : quelques mois-lumières seulement séparent les étoiles en moyenne, là où dans des régions plus habituelles on parle en années-lumière (l'étoile la plus proche du soleil, par exemple, est à 4 années lumières). Il est peu probable que des planètes, et encore moins la vie, puisse se développer dans un tel environnement gravitationnel très agité - ainsi, aucun œil sensible n'observera sans doute jamais le splendide spectacle que doit donner l'intérieur d'un tel objet ! Notre Voie Lactée compte environs 150 amas globulaire de ce genre, qui lui tournent autour comme des petits satellites, traversant parfois le disque galactique en capturant des étoiles, ou s'en faisant capturer. On connait encore très mal l'histoire de ces étranges objets ni le mécanisme de leur formation qui fait l'objet de nombreuses recherches scientifiques. Habituellement les étoiles se forment en groupe beaucoup moins compact, ce qu'on nomme les amas ouverts, et très rapidement (à l'échelle de l'univers) elles se séparent pour naviguer sur les courants gravitationnels autour de la galaxie. Mais les amas globulaires, eux, restent fermement compact, maintenant la plupart de leurs étoiles solidement liées tout au long de leur vie... Pour créer une telle concentration d'étoile, il a sans doute fallu des nuages de gaz bien plus vastes et denses qu'à l'accoutumé. Beaucoup d'amas globulaires sont extrêmement vieux, datant des débuts de l'univers - une époque où les conditions extrêmes rendaient plus probable leur formation. Mais certains sont plus jeunes, peut-être créés dans les remous gravitationnels intenses générés par les collisions de galaxies. On pense même que certains amùas globulaire pourraient être des restes de noyaux de galaxies naines capturées par la nôtre! Au début du XXème siècle, les amas globulaires nous ont également permis de mieux connaître notre place dans l'univers - du moins dans notre galaxie. En effet, tout indiquait que leur répartition était statistiquement uniforme autour de la Voie Lactée. Or, on en observait bien plus en direction du Sagitaire - ce qu'on sait aujourd'hui être le centre galactique - que dans d'autres directions. Cela ne pouvait s'expliquer que parce que nous étions placés nous-même en périphérie, et non au centre comme on se le figurait alors. Encore un coup dur porté à l'humano-centrisme ! L'Amas d'Hercule est situé dans la constellation du même nom, bien visible en été dans l'hémisphère nord. Il est à environs 22 milles années lumières de nous. La galaxie qu'on voit en haut à droite, NGC 6207, est bien sûr beaucoup plus loin à quelque chose comme 30 millions d'années lumières ! Pour la petite histoire, en 1974 on a envoyé vers l'Amas d'Hercule un message radio à destination d'éventuels extraterrestres, depuis le radiotélescope d'Arecibo. C'était un peu naïf, ou présomptueux : les chances qu'il trouve un destinataire sont faibles. Déjà qu'il est peu probable d'y trouver de la vie, mais en plus on pense maintenant qu'il va rater sa cible qui se sera trop déplacé pendant les 22 milles ans que durera son voyage ! On n'a pas beaucoup de nuit en cette période de l'année ici au nord de la France, c'est donc une photo avec peu de poses comparé à l'habitude, ce qui rend le fond de ciel par très propre notamment. C'est en partie compensé par la qualité du ciel : j'étais de sortie avec les copains au Gevex, au fin fond de la campagne Normande sous un ciel très pur ! (Pour la France du moins... Bortle 3) EXIFS : 43x180s + 93x20s (pour décramer le cœur avec un HDR) = 2h40 de pose sans filtre Canon 650D (APS-C) défiltré partiel, ISO 800 Lunette TS Photoline triplet 102mm, f/d 5,3 avec réducteur. Monture AZEQ6 Guidage au chercheur + zwo 178mm Logiciels : Kstar/Ekos sur Stellarmate RPI4, PHD2, Siril, Photoshop Ciel Bortle 3 dans la campagne Normande, bonne qualité de ciel, pas de lune. Températures nocturnes autour des 10°C
    3 points
  41. Bonjour à tous, Ci-dessous ma contribution: Sony A7s Objectif Canon 400mm F2.8 + extendeur x1.4 → F4 Monture Orion Sky View Pro GoTo Filtre Optolong L-Extreme Acquisition avec NINA (Gs Server +PHD2) Images: 63 x 120s (125 prévues mais le PC à rebooté tout seul dans la nuit ... ) pré-traitement: SIRIL: extraction de la couche H-alpha post-traitement: Pixinsight + Photoshop La deuxième version a été traitée de la manière suivante: SIRIL: extraction de la couche H-alpha Pixinsight: Dynamic Background Extraction Histogramme (passage en mode non linéaire) Starnet Script pour rehausser les détails noirs (sur l'image sans étoiles) Script pour la réduction des étoiles Topaze Denoise Photoshop Camera Raw réduction du voile clarté exposition
    3 points
  42. Voici mon interprétation. C'est une composition HaRGB faite sur deux nuits. Au total retenu: - 20x30sec de RGB : 30min - 46x300sec de Ha : 230min Capture: AZEQ6 + FSQ106 à focale native + ZWO ASI 2600MM + Filtres Antlia RGB et HA guidage SVBony 60/240 et Zwo ASI 120MM avec stellarmate. Ciel en Bortle 4 avec lampadaires proches étrangements éteints. Traitement: Siril + PS
    3 points
  43. Voici ma photo Shooting le 31 mai à partir de 23h30 jusqu'à 5h le 1er juin. Matériel : Canon 6D + Samyang 135 F/2.0 sur Star Adventurer. Traitement SIRIL basique sans DOF, suppression du bruit vert et extraction du gradient. Compilation des 252 poses de 30s. J'ai fait cela de mon jardin, en attendant que la queue du Cygne monte suffisamment haut pour passer au dessus des arbres. Pollution lumineuse liée à plusieurs lampadaires d'éclairage publibc distants de 30 à 60 mètres. Je testais simultanément : - un setup type nomade avec Canon 6D sur batterie et une powerbank de 10.000mA/h sur laquelle je branchais un hub USB auquel je reliais la SA et le chauffe-objectif - l'adaptateur sur sabot-flash sur lequel j'ai positionné un laser point rouge - le renvoi coudé positionné sur le viseur polaire. Je m'y suis pris tard, vers 22h45, pour sortir le setup, J'ai commencé par stabiliser le pied puis mise en station. Le renvoi coudé a apporté le confort attendu. Je suis toujours gêné par le réglage vertical de la SA, la molette n'étant pas aussi précise que les vis permettant le réglage horizontal. A un moment, j'ai abandonné la partie en me disant que je verrai le résultat de ce réglage. J'ai ensuite pointé la queue du Cygne avec mon pointeur laser posé sur le sabot du flash. Nickel ! 1/2h à 1h d'économisée pour cibler les galaxies lors des futurs shootings. Mise au point avec masque de Bahtinov. Ce matin, relève des compteurs avec 252 photos de ma première nébuleuse. Je ne suis pas déçu mais je ne sais pas faire mieux au niveau traitement et post traitement. J'ai fait quelques darks que je vais utiliser plus tard pour un second traitement. Observations et conseils bienvenus pour améliorer tout ça !
    3 points
  44. Tout d'abord la photo Comme vous le savez peut être depuis chez moi la visibilité des objets est délicate. Pour ngc7000 celle-ci se lève derrière le toi du voisin vers 23h30 et se couche vers 3h derrière ma maison. Pour profiter au maximum de cette plage j'ai du monter le setup sur un petit palier de l'escalier extérieur! Donc à ce stade C'est une composition de 2 nuits que je propose. Dans les 2 cas le matériel utilisé est le suivant. Monture vixen GP motorisée double axe. A7s modifié baader et samyang 135 ouvert à F2. J'ai ajouté un filtre SCT duonarrowband tant pour la pollution que pour bien avoir la nébuleuse. Pour le traitement sous Siril j'ai utilisé les pretraitement habituel avec Dark et Flats. Puis j'ai séparé les canaux Ha et OIII pour aligner et traiter chacune des images à part. J'ai ensuite créé une L en mélangeant les 2 couches. Enfin j'ai fait le montage L + HA + OIII sous photoshop selon le tuto de Louis.
    3 points
  45. Dernière image à l'atik 4000 avant qu'elle ne rende l'âme si vous aimez lâcher un petit j'aime sur la bin https://www.astrobin.com/tuqdw9/
    3 points
  46. Voici ma photo prise lors de la semaine astroguindaine 2022. une seule nuit, mais fructueuse ! La chaine de Markarian , prise avec : - Esprit 100 ED, Canon 6D défiltré, AZ EQ6 et guidage Lacerta MGEN3. - 40 raw retenus sur 70 au départ : 120s x ISO 1600 - 39 dark et 61 flat - Traitement très simple : seulement EZ Denoise.
    3 points
  47. c'est la premiere fois que je suis pas (trop) mécontent d'une M101 jusqu'a présent elle avit un statut de cible maudite pour moi 300x30s Newton 250 + eq8 + sony a7s detail sur la bin https://www.astrobin.com/5lnpy5/0/ et si vous aimez, lachez un petit j'aime
    3 points
  48. Première d'une série de trois photos que j'ai pris en mars lors d'une exceptionnelle séquence de 9 nuits consécutives de beau temps. La nébuleuse de la Tête de Singe brille par... sa banalité Elle n'a rien d'exceptionnel comparé aux autres nébuleuses, rien de très spécial à en dire donc si ce n'est rappeler ce qu'est une nébuleuse: un gigantesque nuage de gaz et poussières, où se forment des étoiles en groupes, qu'on nomme amas. Pendant les premiers millions d'années de vie, de par leur intense rayonnement les "bébés" étoiles des amas soufflent les gaz et poussières environnant: la nébuleuse se désagrège ainsi progressivement, tout en émettant des lueurs de couleur différente selon leur composition - soit par réflexion de la lumière des étoiles, soit par ionisation. C'est ainsi qu'on est capable de les photographier, moyennant des heures de pose étant donné leur faible luminosité. L'amas qui s'est créé dans cette nébuleuse, située à environs 5300 années lumières de nous, est encore jeune: 9 millions d'années selon les dernières estimations. Quand la nébuleuse aura disparue dans des millions d'années, les étoiles navigueront encore ensemble pendant quelques centaine de millions d'années avant de se retrouver dispersées par les courants gravitationnels autour de la galaxie. Notre propre étoile le soleil, qui va quand même sur un âge vénérable de 5 milliards d'années, a été séparé de ses compagnons de jeunesse depuis fort longtemps déjà. Cette nébuleuse est l'une des dernières de la saison hivernale, visible jusqu'en mars donc même si elle se couche déjà en milieu de nuit. Je l'ai visé en début de nuit 4 fois de suite pendant cette séquence rare de beau temps, puis vers 2h du matin je passais à une autre cible que je montrerais bientôt. EXIFS (données techniques) : 186x180s =9h18 de pose en 4 sessions 24-27 mars 2022 Canon 650D (APS-C) défiltré partiel, ISO 800, filtre duobande STC Astroduo Lunette TS Photoline triplet 102mm, f/d 5,3 avec réducteur. Monture AZEQ6 Guidage au chercheur + zwo 178mc Logiciels : Kstar/Ekos sur Stellarmate RPI4, PHD2, Siril, Photoshop Ciel Bortle 4 dans le Vexin, bonne qualité de ciel dans l'ensemble, pas de lune Températures nocturnes autour des 10/11°C
    3 points
  49. Live sur le discord astro-fr où je montre ma méthode de traitement sous photoshop des images tirées de filtre duobande : Il fait suite au live précédent qui expliquait la partie Siril du traitement : Pour ceux qui ne sont pas déjà inscrit sur ce discord c'est par ici que ça se passe: https://www.astro-fr.fr/astronomie-amateur-discord/
    3 points
  50. C'est une des plus belles nébuleuses de notre ciel boréal, elle n'a rien à envier aux grandes stars comme la nébuleuse de l'aigle et ses piliers de la création, ou la nébuleuse de la trompe d'éléphant, popularisés par les splendides clichés de Hubble. Et pourtant, elle est boudée par beaucoup d'astram… au point que personne n'a même songé à lui donner un nom! Il faut dire qu'elle est très ténue, il faut cumuler les heures de poses pour la faire ressortir... Située à environs 3000 années lumières de nous, et grande de 150, NGC 7822 - n'ayant pas de nom, on n'a que son numéro de catalogue - occupe une grande surface de notre ciel puisqu'il faudrait 8 ou 9 Lunes pour l'éclipser. C'est un immense nuage de gaz et poussières interstellaire donnant naissance à des étoiles. Une fois allumées, ces dernières "soufflent" le nuage qui les entoure par leur rayonnement intense, créant de nouvelles perturbations qui mène à d'autres création d'étoiles en une réaction en chaîne, jusqu'à tout le gaz ait été dispersé ou convertis en étoile. Les structures en forme de piliers - comme les célèbres "Piliers de la Création" - sont des pans entiers du nuage en train de se décomposer sous l'effet du souffle des bébés étoiles! Les nuages brillent sous l'effet de du rayonnement: l'Hydrogène en rouge, l'Oxygène en bleu, et d'autres composants plus ténus. Les parties sombres sont des nuages plus denses qui, devant la nébuleuse, nous en masquent le cœur. C'est d'ailleurs surtout à l'abri des regards au milieu de ces volutes denses et sombres que les prochaines étoiles de la région vont voir le jour... L'une des étoiles récemment créé (en terme de temps cosmologique) au sein de cette nébuleuse est la plus chaude qu'on ai détecté dans notre région de la Voie Lactée, à elle seule brillant comme 100.000 soleils! ce n'est pourtant pas la plus brillante à nos yeux car les volutes de gaz nous en masquent fortement la luminosité. Cette photo est une mosaïque de deux clichés ayant demandé chacune environs 11h de pose sur 4 nuits en octobre et novembre dernier, avec une lunette astronomique, un appareil photo numérique et un filtre permettant de se concentrer sur les couleurs de l'hydrogène et de l'oxygène (rouge et bleu-vert), qui ont ensuite été étirés au traitement. Si l'œil humain était capable de détecter une luminosité aussi faible, il verrait la nébuleuse comme essentiellement rouge terne, le bleu étant bien plus difficile à discerner. - Mosaïque de deux tuiles de 226x180s=11h18 et 205x180s=10h15 en HOO + 20x45s en RGB pour chaque tuile - Canon 650D (APS-C) défiltré partiel, ISO 800 - Filtre STC duo-narrowband H+O version EOS-Clip, - APO triplet 102 f/5 avec réducteur - Monture AZEQ6 - Guidage chercheur + Zwo ASI178mc, - Ciel Bortle 4 dans le Vexin - Température moyenne entre 2°C et 5°C - Logiciels : Kstar/Ekos sur Stellarmate RPI4, PHD2, Siril, Photoshop - Composition: Luminance Ha + couleurs HOO et 30% HHO + couleurs RGB pour les étoiles
    3 points
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